Le stress chronique et les sautes d’humeur

Le stress chronique et les émotions ressenties

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress a été découvert par le physiologiste Hans SEYLE.

Il lui a donné, à l’origine, le nom de « syndrome général d’adaptation », en tant que réponse normale d’adaptation de l’organisme aux contraintes et agressions subies chaque jour dans le cadre de la vie quotidienne.

Cette adaptation concerne nos systèmes physiologiques de régulation et de défense, mais aussi des réactions psychologiques et comportementales.

Le mot stress est une manière de décrire toute situation que nous considérons comme dangereuse pour notre équilibre personnel. Mais c’est aussi les dommages directs que nous provoquons sur notre organisme si nos capacités d’adaptation sont dépassées, ce qu’on appelle la phase d’épuisement lorsque notre organisme est dans l’incapacité de se défendre.

Le stress vient du latin stringere qui signifie « presser ». En langue anglaise, le stress est assimilé au mot distress, qui signifie détresse mais aussi étroitesse.

C’est ainsi que le terme stress désigne maintenant à la fois l’agent responsable du problème, la réaction à cet agent et l’état dans lequel se trouve celui qui réagit.

On retrouve donc sous le mot stress :

– la cause du stress

– l’adaptation de l’organisme à cette agression

– ses répercussions sur la santé

Devoir vivre avec une maladie chronique, c’est-à-dire une maladie de longue durée qui peut être évolutive, impose de s’adapter à un stress chronique. 

 

Qu’est-ce que le stress chronique

A la différence du stress aigu qui est un phénomène de défense de l’organisme qui est utile lorsqu’il s’agit de faire face à une agression, le stress chronique épuise l’organisme.

Selon les travaux de Hans Selye, qui datent de 1975, il existe 3 phases dans la réaction au stress : la phase d’alarme, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

  • La phase d’alarme

Première phase du processus de stress face à l’agression. Les premières manifestations du stress apparaissent : respiration courte et accélérée, augmentation des battements cardiaques, et de la tension artérielle, boule à la gorge ou à l’estomac, anxiété, angoisse, etc.

Ces réactions sont provoquées par la libération de certaines hormones, telles que l’adrénaline qui a pour fonction de préparer le corps à une action rapide.

  • La phase de résistance

Lorsque le stress se prolonge, la réaction d’adaptation du corps provoque la mise en place d’un processus de résistance face à la situation d’agression. Cette étape va permettre de préserver l’organisme de l’épuisement en compensant les dépenses énergétiques occasionnées pour faire face au stress.

D’autres hormones, telles que les glucorticoides, sont sécrétées au cours de cette étape, afin de permettre une augmentation du taux de la glycémie nécessaire à l’organisme, au cœur, aux muscles et au cerveau.

  • La phase d’épuisement

Lorsque la situation de stress se prolonge, l’organisme qui est sollicité en permanence étant débordé et ne pouvant plus faire face à toutes ces agressions ne réussit plus à mobiliser ses ressources et s’épuise. Il « craque », car les réserves psychiques et biologiques sont épuisées.

S’il n’est pas possible de se soustraire à l’agent stresseur, l’organisme se retrouvant totalement dépassé et incapable de faire face, il lui devient alors difficile d’assurer la fourniture nécessaire d’énergie à une consommation augmentée pour continuer à se défendre. Il se retrouve alors en situation de vulnérabilité.

Quand le stress est devenu chronique, on peut dire que la personne est entrée dans la phase d’épuisement

La relation stress-maladie n’est pas encore bien établie. Mais lorsque l’on connaît les symptômes du stress on comprend toute l’importance de mettre en place dans sa vie un programme anti stress.

Exemples de symptômes du stress :

  • troubles du sommeil
  • fatigue
  • anxiété
  • baisse de libido
  • perte d’appétit ou au contraire existence de fringales
  • maux de tête
  • douleurs digestives

 

Un stress peut-il être un fait déclencheur de la sclérose en plaques ?

Qui ne s’est jamais posé la question ?

C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre, pour au moins deux raisons :

Il n’existe pas un seul stress

Quand on parle du « stress » on pense au stress du quotidien, mais aussi au stress qui est lié à un choc psychologique, tel un décès ou un divorce.

Evaluer l’intensité du stress ainsi que ses répercussions sur la personne n’est pas simple, toutes les personnes ne réagissant pas de la même façon à un même stress.

L’influence du stress sur le développement de maladies comme la SEP est un sujet controversé, qui doit être encore approfondi.

Quoiqu’il en soit, je peux vous confier ce que j’ai pu constater à un niveau personnel. La fatigue, qui chez moi représente le premier trouble de la SEP, est apparue quand j’avais une douzaine d’années, assez rapidement après le décès de mon grand père paternel. Peut-on parler d’une coïncidence ?

Des chercheurs de l’université Ben Gourion du Néguev, une région désertique du sud d’Israël, ont établi un lien entre un niveau de stress élevé et les maladies auto-immunes. Ils ont constaté que le stress serait un facteur dominant dans l’apparition de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. Une étude réalisée sur des souris a permis de découvrir que les souris ayant subi des niveaux accrus de stress ont été « victimes d’importants dégâts au niveau du mécanisme du système immunitaire qui protège contre l’inflammation », causés par la libération de glucocorticoïdes. En temps normal, les glucocorticoïdes aident l’organisme à faire face aux situations stressantes, mais quand le niveau de stress du sujet devient chronique, leur effet s’inverse et devient néfaste : les glucocorticoïdes finissent par affecter négativement le système immunitaire.

Autre élément intéressant à noter : « les expériences ont montré que les souris femelles étaient plus sensibles à la maladie auto-immune que les souris mâles ».

 

Quelles sont les émotions ressenties dans la sclérose en plaques ?

Les SEP girls & boys passent par toute sorte d’émotions au cours de la maladie. Tout le monde ne réagit pas de la même manière et ne se trouve pas confronté aux mêmes difficultés. Ainsi, chacun peut réagir différemment à l’annonce du diagnostic.

Le deuil peut être vécu immédiatement après le diagnostic, puis à nouveau chaque fois qu’un symptôme apparaît ou bien que la maladie empêche de faire des choses auxquelles la personne tient. Il est une étape importante du processus d’adaptation à une maladie chronique. A mesure que la souffrance psychologique diminue, la personne parvient graduellement à composer de manière positive avec la situation.

L’anxiété peut être suscitée dans différentes situations : ne pas arriver à temps aux WC, ne pas pouvoir conserver son emploi, ne plus être capable de répondre favorablement aux invitations de sorties, redouter la survenue d’une prochaine poussée, etc.

La colère peut apparaître suite aux changements imposés par la maladie. Elle est une réponse courante et normale aux pertes et aux changements considérés comme injustes. La personne doit pouvoir trouver des moyens d’utiliser cette énergie à bon escient, c’est-à-dire de la canaliser vers une résolution efficace du problème qui en est à l’origine.

Chacune de ces réactions représente une réponse naturelle aux bouleversements créés par la sclérose en plaques. Dans certains cas, elles peuvent devenir difficiles à gérer et conduire à la dépression.

Plus de la moitié des personnes atteintes de sclérose en plaques subiront un épisode dépressif majeur au cours de la maladie. Elle est à la fois un symptôme de la maladie et une réaction à celle-ci. Il faut la considérer non pas comme un signe de faiblesse mais comme une maladie qui peut et doit être traitée pour ne pas la laisser diminuer la qualité de vie et les capacités de la personne touchée. Dans l’ensemble, la dépression demeure sous-diagnostiquée et trop peu souvent traitée chez les personnes atteintes de la SEP.

Le fait de pouvoir se confier à des personnes compréhensives peut les aider à atténuer leurs émotions et à les canaliser.

 

Que sont les sautes d’humeur dans la sclérose en plaques ?

Les personnes atteintes de sclérose en plaques peuvent être facilement émotives, irritables et imprévisibles sur le plan émotionnel.

De telles sautes d’humeur peuvent faire partie de la maladie, il est bon de le savoir.

Que sont les rires et pleurs incontrôlables qui peuvent apparaître ?

Les épisodes de rires et de pleurs spasmodiques représentent un syndrome pseudobulbaire pouvant être causé par la sclérose en plaques.

Il n’existe pas de lien entre ces rires ou pleurs et l’état émotionnel de la personne, et il est impossible de prévoir leur apparition ou leur durée.

Personnellement, je n’ai jamais eu des rires ou des pleurs spasmodiques mais je sais comment cela peut surprendre l’entourage pour avoir vu ma mère en avoir ! Elle n’avait pas la SEP mais la forme bulbaire de la maladie de Charcot. Elle pouvait fondre en larmes rien qu’en apprenant l’existence d’un fait divers à la télévision ou bien demander à interrompre ma lecture d’une lettre qui lui était adressée en m’expliquant qu’il ne lui fallait surtout pas d’émotions fortes !

 

Comment gérer le stress chronique et l’anxiété ?

Voici mes conseils pour lutter contre le stress.

Pratiquez de manière régulière une séance de sophrologie ou de relaxation, de la méditation, de la réflexologie.

Cela peut être aussi l’utilisation de l’acupression ou de l’acupuncture.

Vous pouvez également vouloir vous détendre en écoutant simplement de la musique, en vous offrant un bon massage relaxant.

Il est important de s’autoriser à se réserver un moment pour soi !

 

Je vous présente l’EFT (technique de libération émotionnelle)

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