Peut-on avoir une vie sexuelle normale, quand on souffre d’une maladie chronique ?

Peut-on avoir une vie sexuelle normale, quand on souffre d’une maladie chronique ?

Troubles de l’érection, sécheresse vaginale, baisse de la libido peuvent faire partie des troubles ressentis par les personnes atteintes d’une maladie chronique, telle que la SEP (sclérose en plaques).

Mais attention rien d’automatique non plus !

 

Les troubles sexuels rencontrés par les « SEP girls & boys »

Les personnes atteintes de sclérose en plaques peuvent présenter différents troubles d’origine neurologique, tels que : troubles de mémoire et d’attention (ou troubles cognitifs), fatigue chronique, douleurs, troubles visuels, troubles urinaires, lenteur du transit intestinal mais aussi troubles sexuels et sautes d’humeur. Certains, survenus lors d’une « poussée » de SEP, sont variables selon la localisation de l’inflammation de la myéline, tandis que d’autres sont des maux devenus chroniques (par exemple, la fatigue chronique, les douleurs ou troubles de la sensibilité).

 

Les troubles sexuels dans la sclérose en plaques

Très peu de personnes osent aborder un tel sujet avec leur médecin. Et pour ma part je pense que le malaise peut aussi être du côté docteur (les médecins généralistes sont-ils réellement former pour ça ?).

Les principaux troubles sexuels causés par la sclérose en plaques sont différents selon si on est une femme ou bien un homme.

  • Pour les femmes : manque de lubrification vaginale ; troubles de la sensibilité (insensibilité ou au contraire des phénomènes hypersensitifs empêchant d’atteindre l’orgasme, tels que des sensations d’électricité, des décharges électriques, des sensations de brûlure) ; baisse de libido liée à l’usure psychologique de la maladie ou à une dépression réactionnelle. La fatigue et les troubles urinaires (incontinence, infection urinaire) peuvent aussi avoir une influence sur la sexualité de la personne malade.
  • Pour les hommes : une instabilité érectile avec une durée d’érection ne permettant pas un rapport satisfaisant et complet ; fatigabilité généralisée avec diminution du désir sexuel ; diminution de la sensibilité.

Comment faire face aux troubles sexuels ?

En cas de problème de sécheresse vaginale, l’utilisation d’un gel lubrifiant est l’idéal. Il en existe certains dont le toucher est très doux et agréable.

Si vous êtes victime d’une baisse de la libido (femme ou homme), il faut commencer par identifier la ou les raisons : fatigue, perte de sensibilité, dépression, malaise au sein du couple, etc. La raison n’est pas toujours directement la maladie. Je vous suggère la pratique de (au choix !) : l’acupression, l’acupuncture, la sophrologie, la pratique de massages érotiques, de l’hypnose érotique, etc. Soyez imaginatif et l’envie devrait vite revenir.

Pour les problèmes d’érection, je pense que l’idéal est de contacter son médecin pour se faire prescrire la pilule bleue !

 

Saviez-vous que les douleurs ressenties dans certaines maladies (endométriose, fibromyalgie ..) peuvent impacter négativement la vie sexuelle des malades ?

 

Article en cours de rédaction …

 

 

 

Pourquoi la sclérose en plaques nous pourrit-elle autant la vie ?

Pourquoi la sclérose en plaques nous pourrit-elle autant la vie ?

 Après lecture de cet article, vous serez à même de répondre à cette question 🙂

La sclérose en plaques est la 1ère cause de handicap du jeune adulte, en France, après les accidents de voiture. Et pourtant, il s’agit d’une maladie qui reste encore si mal connue du grand public.

 

La SEP, c’est quoi ?

 La SEP, une maladie auto-immune : la  sclérose en plaques est une maladie auto immune du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). La « myéline », la gaine de protection des fibres nerveuses », est attaquée par notre propre système immunitaire. Ceci a pour conséquence de perturber l’influx nerveux. Ce dernier est transmis par les neurones, ou cellules nerveuses. Il s’agit d’une activité électrique qui se propage dans le système nerveux grâce à la stimulation de neurones successifs. Il permet à un être vivant de contrôler ses gestes, de comprendre une information et de communiquer.

On appelle ces périodes d’inflammation de la myéline, une « poussée » de sclérose en plaques. C’est à ce moment là que divers troubles d’ordre neurologique peuvent survenir : troubles moteurs, troubles visuels, troubles de la sensibilité, troubles urinaires, etc. Dans la forme « rémittente » de SEP (qui est la forme la plus fréquente), au tout début de la maladie, la myéline se reconstruit après une poussée (apparition de troubles neurologiques au-delà d’une durée de 24h et hors infection) Ainsi, la personne récupère complètement ! C’est pourquoi il est fréquent que le diagnostic ne soit pas posé rapidement. En effet, une certaine errance médicale est possible : pour certaines personnes, cela peut prendre des années avant de voir sa maladie être reconnue par le corps médical. Avec le temps, la gaine protectrice qui se reconstitue est de moins bonne qualité. Certaines poussées peuvent même laisser des séquelles. Et c’est ainsi qu’un certain handicap peut finir par s’installer. On peut alors parler d’une forme secondairement progressive, qui vient après un certain nombre d’années avec la forme rémittente de la maladie.

La SEP est-elle la même pour tout le monde ?

Comprendre « pourquoi la SEP » est important : même si les causes n’ont pas été identifiée, on sait expliquer ce qui dysfonctionne dans le système immunitaire.

On distingue 2 types de SEP :

  • La forme rémittente: présence de poussées et entre 2 poussées (de quelques mois à plusieurs années !) la personne ne présente pas de troubles, hormis certains troubles chroniques tels que la fatigue.
  • La forme progressive: SEP d’emblée progressive ou bien SEP secondairement progressive (après plusieurs années de SEP rémittente)

 

Connaît-on la cause de la sclérose en plaques ?

La ou les cause(s) exacte(s) de la SEP est(sont) inconnue(s).

On sait que la maladie résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui fait en sorte que les globules blancs attaquent et détruisent la gaine de myéline du système nerveux central. Des facteurs environnementaux pourraient avoir un rôle à jouer dans le déclenchement de la maladie. Le déclenchement de la SEP serait le résultat de facteurs environnementaux (situation géographique, climat, virus…) et de facteurs propres au patient (notamment la génétique).

 

Comment la maladie se diagnostique-t-elle ?

Afin de pouvoir poser le diagnostic, le neurologue (cela peut être aussi votre médecin généraliste) a besoin des résultats de différents examens, en particulier deux IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique), que l’on doit faire réaliser avec l’injection d’un produit de contraste dans le but de pouvoir visualiser les « plaques » (« hypersignaux ») qui sont actives :

  • une IRM cérébrale
  • une IRM médullaire

L’IRM est l’examen incontournable pour obtenir le diagnostic de sclérose en plaques. Dans certains cas, la réalisation d’une ponction lombaire peut aussi être demandée. Ayant un passé de phobique, je sais combien il n’est pas toujours facile de supporter de tels examens, notamment lorsque l’on est sujet à la claustrophobie ou à la phobie des aiguilles !

 

Quelles sont mes différentes réactions possibles après l’annonce du diagnostic de sclérose en plaques

Une fois le diagnostic posé, le médecin doit l’annoncer au patient. L’étape de l’annonce du diagnostic de sclérose en plaques peut représenter une véritable épreuve.

Devoir faire face à l’annonce de cette maladie évolutive crée bien souvent un véritable « tsunami émotionnel ».

L’annonce du diagnostic est vécue de manière variable selon chaque malade. Leur réaction est donc imprévisible : surprise, détresse, panique, soulagement.

Dans mon cas personnel, je m’attendais à un tel diagnostic car j’avais découvert sur Internet  l’existence d’un livre sur la sclérose en plaques, à partir du mot myéline qui se trouvait mentionné sur la prescription du médecin pour une IRM à passer en urgence.

La charge émotionnelle est violente !

L’annonce entraîne un changement d’identité : on est malade.

Elle nécessite un travail de deuil de l’état de santé antérieur.

Il est nécessaire de faire le deuil de ce que l’on était avant, de s’accepter tel que l’on est maintenant et de construire le futur !

Ce travail de deuil permet l’appropriation de sa maladie par le patient : consentement lucide à une réalité, à une situation que l’on décide d’assumer et qui permet d’envisager un avenir avec la maladie chronique

Long processus de maturation

L’annonce au patient n’est pas anodine : elle conditionne souvent l’acceptation de la maladie. Par exemple, si le médecin choisit mal ses mots lors de l’annonce ou bien s’il manque de temps lors de la consultation, ou bien encore si l’annonce est faite dans un lien inapproprié. Je pense à Patrick (dont la mère souffrait elle aussi de la sclérose en plaques) qui m’avait confié avoir reçu le diagnostic de la bouche de son neurologue dans un couloir à l’hôpital ! Pour le patient l’annonce de la maladie est la révélation de la maladie, l’épreuve de la réalité

On peut comparer les émotions vécues lors de l’annonce du diagnostic avec les émotions ressenties lorsque l’on doit faire face à la mort.

Le Docteur Elizabeth Kubler Ross a modélisé les 7 étapes du deuil et les a présentées dans son livre Les derniers instants de la vie.

Selon cette théorie, dérivée des travaux freudiens sur la perte et le deuil, le patient traverse de manière successive une période de choc, de déni, de révolte, de marchandage, de dépression et, enfin d’acceptation de la maladie.

Elle  a été établie en cancérologie dans les années 1970 où le soin était surtout palliatif. Faute de solution thérapeutique permettant de limiter la rapide évolution de la maladie, l’objectif était à court terme de permettre au patient d’accepter la mort. 

Pour la personne atteinte d’une maladie chronique, l’objectif n’est plus d’établir à court terme un projet de mort, mais des projets de vie.

Le modèle de Kubler-Ross ne s’applique donc pas à la plupart des maladies chroniques de l’adulte.

Parler d’appropriation correspond mieux à la maladie chronique. Un travail psychologique sur soi est indispensable pour pouvoir vivre avec la maladie. L’appropriation correspond à une profonde réorganisation psychique, à une stratégie active qui va être un préalable au changement de comportement pour mieux vivre avec la maladie. Il y a une prise de conscience qu’il faut faire face à la maladie et à ses contraintes en essayant toutefois d’en limiter les conséquences sur la vie quotidienne.

Ce modèle comporte 6 phases

Phase 1Le Choc Le terme de sidération peut tout à fait convenir pour qualifier la réaction de la personne face à l’information transmise

Phase 2Le Déni C’est le refus de croire l’information. Certaines personnes s’enferment dans cet état de déni, de refuge. Exemple : « Ce n’est pas vrai, pas possible…. » 

Phase 3La colère C’est la confrontation avec les faits qui va engendrer une attitude de révolte, tournée vers soi et vers les autres 

Phase 4Le marchandage Phase de marchandage qui peut prendre une tournure « magico-religieuse ». On promet à une « entité invisible » de ne plus faire telle ou telle chose si la situation originelle pouvait revenir. Elle passe par de nombreuses émotions : reproches, remords,  ressentiments, répulsion, séduction ou agression

Phase 5La résignation / dépression C’est l’abandon de cette lutte au cours de laquelle la personne peut avoir le sentiment d’avoir tout essayé pour revenir à la situation perdue. Elle agit au gré des circonstances. Cette résignation peut aussi se composer de rejet. Exemple : « C’est la vie»

Phase 6L’acceptation Dans cette étape, la personne accepte la perte (de l’être cher, de la petite amie, ou du travail). En l’acceptant, elle est capable de garder les beaux moments mais aussi les moins bons. Elle commence à avoir plus confiance en elle, se sent mieux et l’avenir ne semble pas aussi noir qu’avant.

Phase 7La reconstruction L’acceptation seule ne suffit pas. Il faut reconstruire progressivement. La personne en deuil prend conscience qu’elle est en train de se réorganiser pour répondre aux obligations liées à toute vie en société. Se reconstruire amène à mieux se connaître, à découvrir ses ressources personnelles et à prendre conscience de son existence Cette démarche développe la confiance en soi-même. Le sentiment de vulnérabilité fait place à une nouvelle énergie

Pour résumer :
  • Choc : ça m’a fait un choc ! 
  • Déni : ce n’est pas vrai ! 
  • Révolte : pourquoi moi ? 
  • Négociation : d’accord, je n’ai pas le choix mais … 
  • Résignation : je ne serais plus jamais comme avant 
  • Acceptation : la maladie est acceptée ou « supportée » 
  • Reconstruction : reconnaître et accepter les aspects de la vie et/ou de la maladie qui ne sont pas contrôlables

 

Les principaux maux de la SEP

Les personnes atteintes de sclérose en plaques peuvent présenter différents troubles d’origine neurologique, tels que : troubles de mémoire et d’attention (ou troubles cognitifs), fatigue chronique, douleurs, troubles visuels, troubles urinaires, lenteur du transit intestinal mais aussi troubles sexuels et sautes d’humeur. Certains, survenus lors d’une « poussée » de SEP, sont variables selon la localisation de l’inflammation de la myéline, tandis que d’autres sont des maux devenus chroniques (par exemple, la fatigue chronique, les douleurs ou troubles de la sensibilité).

Les troubles cognitifs dans la sclérose en plaques

Des difficultés de concentration peuvent apparaître dès le début de la maladie. La moitié des personnes atteintes de la SEP peut souffrir de problèmes cognitifs. Il s’agit de troubles qui affectent la mémoire et la concentration : attention réduite, pensée ralentie, trous de mémoire. Les troubles cognitifs aigus affecteraient environ 5% à 10% des personnes atteintes de SEP.

Exemples de troubles cognitifs :

– Avoir du mal à trouver les bons mots pour communiquer

Oublier les choses que l’on doit faire ou les tâches déjà réalisées

– Trouver difficile de s’organiser à l’avance ou de se fixer des priorités

– Avoir des difficultés à se concentrer

Lorsque de tels troubles deviennent fréquents, ils peuvent vite devenir angoissants. C’est exactement ce que j’ai vécu en 1994-1995, lorsque je ne comprenais pas pourquoi il m’était impossible de retenir mes cours de droit. 

 

Comment faire face aux trous de mémoire ?

 Astuce 1 pour ne pas oublier : utilisez un dictaphone pour vous enregistrer.

Par exemple, quand je me gare dans un parking sous-terrain, si je ne prends pas le temps de noter quelque part l’étage et le numéro de ma place de parking, il y a de fortes « chances » pour qu’une heure après j’ai oublié où ma voiture se trouve !

Astuce 2 : Vous pouvez préférer utiliser un carnet de notes pour y mentionner :    Les activités de la journée que vous avez à faire ;         La liste des courses ; Les numéros de téléphone importants ; Les dates d’anniversaire à ne pas oublier ;  Vos mots de passe (carte bancaire, accès à vos comptes bancaires, etc.) ; Toute autre chose importante à ne pas oublier

 

La fatigue chronique spécifique à la sclérose en plaques

La fatigue « normale » : la fatigue est un des grands maux de notre époque. Elle est une sensation universelle que la plupart des gens ressentent un jour ou l’autre. Elle est un motif très fréquent de consultation du médecin généraliste : 500 000 consultations par jour. Selon différentes enquêtes, 60% des français se déclarent fatigués. Il s’agit  d’une  sensation  de  perte  d’énergie  physique  ou  mentale susceptible d’affecter les activités de la vie courante. 

Plusieurs définitions de la fatigue ont été proposées :

  • « Sensation de perte d’énergie physique ou mentale  susceptible d’affecter les actes de la vie courante »
  • « Sensation de lassitude causée par l’effort, l’excès de  dépense physique ou intellectuelle”. Petit Larousse (1996)
  • « État résultant du fonctionnement excessif d’un organe, d’un organisme, et qui se traduit par une diminution des forces, de l’activité, généralement accompagnée d’une sensation caractéristique (sentiment de fatigue). » Petit Robert (1995)

La fatigue « normale » est une sensation naturelle que toute personne peut éprouver après un effort physique ou intellectuel important. Elle est un signal d’alarme du corps, qui nous indique qu’il faut se reposer. Dans  la  fatigue  normale,  la  disparition  de  la  cause  de  la  fatigue (décalage horaires, manque de sommeil, stress, surmenage) suffit à faire disparaître la fatigue. La fatigue est un symptôme banal, sauf lorsqu’elle devient chronique, auquel cas elle peut vite devenir réellement handicapante dans la vie de tous les jours. 

Quelles sont les causes possibles de la fatigue ?

Pour la fatigue normale, il peut s’agir du surmenage, lié à des journées trop souvent surchargées, ou bien au simple manque de sommeil.

La fatigue chronique a souvent une cause organique. Dans bon nombre de maladies, les patients se plaignent d’une fatigue réellement handicapante dans la vie de tous les jours : fibromyalgie, syndrome de  la  fatigue  chronique,  sclérose  en  plaques  ou  toute  autre  maladie  auto- immune, hépatite, mononucléose, sida, hypoglycémie, insuffisance rénale, infection, diabète, dépression, cancer, anémie, grippe. La fatigue peut également être l’effet iatrogène de certains médicaments.

Les causes de la « fatigue SEPienne » ne sont pas connues.

Pour autant, différentes hypothèses ont été émises. Elle serait due à une combinaison de plusieurs facteurs partiellement causés par la maladie elle-même (fatigue primaire) mais également par d’autres facteurs (fatigue secondaire) qui affectent les personnes ayant cette maladie. Les lésions liées à la SEP dans le système nerveux central seraient responsables de cette fatigue. Certaines zones du cerveau seraient associées à la fatigue SEP, mais on n’a pas encore réussi à les identifier. Une autre hypothèse consiste à dire que la fatigue serait causée par la manière dont le cerveau s’adapte à l’impact de la SEP. Le cerveau chercherait de nouvelles routes pour délivrer les messages afin de permettre à l’influx nerveux   de   pouvoir   à   nouveau   circuler.   Ceci   prendrait   de   l’énergie, responsable de cette fatigue.

 

La fatigue dans la SEP

La fatigue que peuvent ressentir les personnes qui souffrent de sclérose en plaques n’est pas une fatigue normale. Elle est tout à fait spécifique. Par exemple, récupérer l’énergie dépensée est toujours beaucoup plus long pour une personne qui souffre de la sclérose en plaques. Pour une personne atteinte de sclérose en plaques, la fatigue n’est jamais le trouble qui permet de diagnostiquer la maladie. Il faut souvent attendre l’apparition de troubles moteurs associés à des troubles visuels ou urinaires pour obtenir le « bon diagnostic ». Loin de moi l’idée de vouloir dire du mal des médecins généralistes mais on peut dire que certains  patients  « galèrent » réellement  avant d’obtenir le diagnostic de sclérose en plaques. De plus, la fatigue est rarement reconnue, même auprès des professionnels de santé, en tant que réel handicap. Certes, l’intensité de la fatigue liée à la SEP varie selon les personnes, mais il serait bien que ce trouble soit mieux connu en tant que l’un des signes de la sclérose en plaques. C’est un peu ce à quoi j’œuvre à travers ce livre numérique.

 

Attendez ! Ce n’est pas fini ..

La SEP nous en fait voir de toutes les couleurs !

 

Les troubles urinaires dans la sclérose en plaques

Ils sont révélateurs de la maladie dans 5 à 10 % des cas et ils affectent 80 à 90% des patients au cours de l’évolution de leur maladie.

Des besoins urgents d’uriner (envies fréquentes et urgentes d’uriner), du fait de l’hyperactivité vésicale, sont l’un des premiers symptômes de la sclérose en plaques. Les troubles vésico-sphinctériens de la sclérose en Plaques sont à l’origine d’un retentissement considérable sur la qualité de vie, notamment lorsque les envies très fréquentes d’uriner amènent la personne à devoir se réveiller la nuit. On parle d’une « pollakiurie » lorsque les « mictions » se font à une fréquence excessive et d’une « nycturie » du fait de se lever fréquemment la nuit pour uriner. Le besoin mictionnel peut être aussi une difficulté à enclencher la miction lorsqu’on se présente aux toilettes (la dysurie), ce qui exige d’effectuer des poussées abdominales ou des manœuvres facilitatrices.

En 2005, je ne savais pas encore que je souffrais de sclérose en plaques. Je me souviens très bien avoir confié à ma généraliste que j’avais du mal à vider ma vessie : à peine sortie des WC, l’envie étant revenue je devais déjà y retourner ! Puis, j’ai vécu un épisode où je ne pouvais plus rien contrôler du tout. Mon médecin de l’époque s’était contenté de me prescrire une ECBU (examen urinaire destiné à contrôler l’absence d’infection urinaire), sans se soucier de savoir si mon problème avait disparu ou non. Quand à moi, j’avais bien du mal à remettre à nouveau le sujet sur le tapis. Je pensais que si ça avait été important, mon docteur m’aurait demandé comment ça allait de ce côté là. Au final, il m’a fallu plusieurs mois avant de comprendre que mes troubles urinaires n’allaient pas passer comme ça, que je devais faire quelque chose pour arrêter de « baptiser » sans cesse ma voiture ! A force, cela en devenait même comique : plus personne n’était surpris que ça arrive ! Ce n’est qu’en 2007 que j’ai su que les « impériosités urinaires » étaient causées par la sclérose en plaques. Depuis, j’ai toujours une serviette de protection dans le fond de mon sac, « au cas où » !  En période de « poussée » de troubles urinaires, je sais que ça ne sert à RIEN que j’essaie d’arriver à temps aux WC ! Alors, je prenais mon mal en patience (j’attendais la fin de la poussée avec impatience !) en prenant soin d’avoir placé dans chacune des WC de la maison une protection urinaire, afin de pouvoir me changer.

Depuis, mes troubles urinaires ont pris une forme nouvelle : il me faut beaucoup de temps pour parvenir à vider ma vessie, même si je prends pourtant un médicament pour décontracter mon « détrusor ». Pour information, le « détrusor » est la couche de muscle lisse située dans la paroi de la vessie. Lorsqu’il est détendu, il permet le remplissage passif de la vessie par l’urine en provenance du rein. Afin de permettre la miction, c’est-à-dire le vidage de la vessie à travers l’urètre, au moment où la vessie a atteint un certain volume de remplissage, le muscle détrusor doit se contracter, et ainsi permettre aux sphincters de se relâcher. Il m’est encore possible d’avoir un « pipi accident », comme je les appelle, mais beaucoup plus rarement. Si vous souffrez de troubles urinaires, il est bien sûr fortement recommandé d’en parler à votre médecin généraliste / neurologue / urologue.

Les troubles moteurs

Les symptômes moteurs sont fréquents dans la sclérose en plaques. Ils correspondent à une faiblesse musculaire, qui peut s’exprimer par un pied qui “accroche” après une longue distance de marche, ou bien une moitié du corps plus faible lors d’un effort. A un moment donné, se pose la question de l’utilisation du fauteuil roulant : faut-il redouter le fauteuil roulant ou bien en faire un allié ?

Les douleurs neuropathiques

Près de 30 à 40% des patients touchés par la SEP éprouvent des douleurs liées à leur maladie.

Il peut s’agir de :

  • douleurs liées directement à la maladie, telles que
  • des douleurs liées à la spasticité (augmentation de la contraction du muscle)
  • des douleurs musculaires ou osseuses, liées au fait que la personne souffre de troubles de la marche, telles que des douleurs à l’épaule parce qu’elle doit s’aider d’une canne
  • des douleurs lombaires parce qu’elle n’est plus capable de marcher de manière symétrique
  • douleurs liées indirectement à la maladie : les douleurs iatrogènes sont liées au traitement de la sclérose en plaques (douleur au point d’injection, céphalées, etc.)

Mais la majorité des douleurs dont se plaignent les SEPiens sont des douleurs qui sont dues à une lésion des nerfs qui transmettent les sensations, de la moelle ou du cerveau, que l’on appelle des douleurs neuropathiques.

Troubles visuels, lenteur du transit, troubles sexuels .. la liste pourrait se continuer !

Mais j’ai pensé que cet article était déjà suffisamment fourni 🙂

 

Si le sujet vous intéresse, dites-le moi dans les commentaires ci-dessous

 

Vidéo : la SEP pourrit nos vies

 

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Comment faire face au stress chronique ?

Comment faire face au stress chronique ?

Tout d’abord, définissons ce qu’est le stress

 

Qu’est-ce que le stress ?

Il s’agit d’un mot anglais qui vient du latin « stringere« , qui signifie « serrer ».

On fait allusion à la situation de pression, de contrainte.

C’est un processus complexe comprenant la réponse physiologique, biologique et psychologique de l’individu soumis à une agression, une menace, une contrainte physique ou psychique, une situation imprévue traumatisante.

Après la phase d’alerte où les mécanismes de défense sont mis en jeu, s’en suit une phase d’adaptation ou de résistance.

La phase d’épuisement qui fait suite dans le cas où l’agent stresseur perdure dans le temps, intervient lorsque le stress est devenu chronique.

 

Stress aigu et stress chronique

Le stress aigu est une réaction immédiate, non réfléchie, vécue avec intensité, afin de faire face à un événement soudain et perçu comme une potentielle menace.

Cela correspond par exemple au comportement dangereux ou menaçant d’une personne ou d’un animal. Si jamais une voiture déboule sur vous et risque de vous rouler dessus, vous allez tout de suite avoir un réflexe de survie en vous écartant rapidement !

Le stress aigu n’est pas nécessairement mauvais puisqu’il stimule la sécrétion d’hormones qui nous aident à gérer la situation, suite à l’action des hormones du stress.

Le stress chronique découle de l’exposition prolongée et répétée à des situations qui nous font sécréter les hormones du stress. Le stress chronique est mauvais pour la santé, il nous affaiblit. Notre système de réponse au stress n’est pas fait pour être activé constamment. À la longue, il peut même mener à l’épuisement de l’organisme.

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Souffrez-vous du stress digestif ?

Souffrez-vous du stress digestif ?

 

 

Les troubles digestifs sont nombreux, variés et fréquents

1 français sur 3 en souffre périodiquement ou de façon chronique.

Mais avant de parler des troubles digestifs, voyons d’abord qu’est-ce qu’une « bonne digestion, une digestion normale.

 

Qu’est-ce qu’une bonne digestion ?

La digestion est un processus biologique au cours duquel les aliments sont dégradés et transformés en nutriments assimilables, pour traverser ensuite la paroi intestinale afin d’entrer dans la circulation sanguine.

La digestion commence dans la bouche, où les aliments sont broyés et mélangés à la salive, puis elle se poursuit dans l’estomac, qui sécrète des sucs digestifs acides, continuant de dégrader et broyer les aliments.

À la sortie de l’estomac, les aliments prédigérés (on parle de chyme) continuent à être dégradés dans l’intestin par les sucs digestifs provenant du pancréas et de la vésicule biliaire. Les nutriments traversent la paroi de l’intestin et circulent dans le sang pour être utilisés par l’organisme.

Le système neurovégétatif ou système nerveux autonome gère la maintenance des éléments de l’appareil digestif (tube digestif et glandes digestives) ainsi que l’assurance de la fonction digestive, en dehors de notre conscience. C’est le système nerveux qui reconnaît une composante qui est accélératrice du fonctionnement du système digestif, et l’autre au contraire a tendance à le ralentir.

C’est lui qui commande au « péristaltisme » : il s’agit de la progression des aliments du pharynx jusqu’au rectum.

Ce phénomène physiologique est un mécanisme spontané du tube digestif, commandé par le système nerveux. Sans péristaltisme, le brassage des aliments et l’absorption des nutriments (des éléments contenus dans les aliments) sont impossibles.

Les organes creux du système digestif sont entourés de muscles qui permettent à leur paroi de se contracter : les mouvements de ces parois font progresser les liquides et les aliments mais effectuent aussi un mélange de ce bol alimentaire dans chacun des organes concernés.

Ce sont ces mouvements caractéristiques de l’œsophage, de l’estomac et de l’intestin qui constituent le péristaltisme. Le muscle de l’organe concerné se rétrécit puis propulse la portion de nourriture lentement vers la suite du tube digestif.

Normalement, ces deux composantes agissent en harmonie pour régler l’alternance des périodes de travail et de repos de l’appareil digestif.

Mais il arrive que le stress notamment vienne perturber ce beau système !

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Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ?

Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ?

Dans cette vidéo, je vous explique ce qu’est une attaque de panique ou crise d’angoisse

 

Une attaque de panique ou crise d’angoisse est comme l’accumulation de beaucoup d’anxiété et/ou d’émotions négatives.

Vous pouvez par exemple, vous trouver dans une situation qui va déclencher de l’anxiété.

Lorsque l’on fait une attaque de panique on déclenche des symptômes physiques et psychologiques. Il peut s’agir notamment des suivants :

  • frissons
  • muscles qui se contractent
  • transpiration excessive
  • accélération du rythme cardiaque
  • impression de perdre le contrôle de son propre corps
  • le cœur se met à battre plus rapidement
  • hyperventileation
  • sensation de vertiges
  • peur de mourir
  • peur de devenir fou
  • impression de mort éminente

 

Les symptômes peuvent parfois être si intenses qu’il est possible de penser que l’on est en train de faire une crise d’épilepsie ou bien un infarctus.

 

Quels sont les traitements des crises d’angoisse ?

Quels sont les traitements des crises d’angoisse ?

Dans cet article et dans cette vidéo, je vous dis comment on peut traiter les crises d’angoisse : médicaments ou thérapies ?
Et quid des techniques de gestion du stress ?

Les traitements médicamenteux ne sont que des traitement d’appoint qui peuvent être indispensable pour certaines personnes sévèrement touchées. Mais dans tous les cas une thérapie doit être réalisée. La thérapie qui donne de bons résultats contre les phobies sont les TCC (thérapies cognitives et comportementales)

La psychothérapie d’inspiration analytique permet de trouver un sens à ses symptômes dans son histoire personnelle et familiale.

Personnellement, j’ai apprécié l’introspection imposée par ce tpye de thérapie car cela m’a permis de comprendre pourquoi j’en suis venue à manifester mon mal-être par de la phobie sociale.

Je vous raconte mon histoire personnelle dans la vidéo.

En plus des thérapies il est bon de mettre en place dans sa vie la pratique de techniques de gestion du stress : EFT (technique de libération émotionnelle), réflexologie, sophrologie, relaxation, acupression, etc.

Il est important également de repenser son mode de vie pour ne pas vivre dans du surmenage ou avec trop de stress, adopter une alimentation saine, faire du sport (pour ceux qui le peuvent !) ou bien une activité physique régulière.

Comment surmonter l’émétophobie ?

L’émétophobie est une phobie dont on parle rarement, car les personnes qui en souffrent en ont honte.

Pourtant cette phobie est très fréquente ! Il s’agit de la phobie de vomir

Moi je dis qu’il est grand temps de partager le vécu des personnes émétophobes et de dire Stop au sentiment de honte !

On va enfin pouvoir parler vrai …

 

Qu’est-ce qu’un phobie ?

Tout le monde peut-être touché par une phobie !

Quand on est phobie on a tendance à surmonter sa phobie en l’évitant. Si chercher à éviter – quand on est aracnophobe – de se retrouver nez à nez avec une araignée n’est pas bien grave, chercher à éviter toute situation pouvant nous conduire à risquer de vomir peut représenter vite un réel handicap.

Une phobie n’est pas une simple peur

Une phobie est une peur d’un genre particulier :

  • elle est disproportionnée par rapport à la réalité
  • elle ne peut être ni expliquée (bien qu’on puisse avancer des hypothèses possibles), ni raisonnée
  • elle va au-delà du contrôle volontaire et conduit à l’évitement de la situation redoutée

 

Définition internationale de la phobie

Il s’agit d’une « peur persistante et intense, à caractère irraisonné ou bien excessive, déclenchée par la présence ou l’anticipation de la confrontation à un objet ou à une situation spécifique« .

De la phobie à la crise d’angoisse

La phobie provoque, quasi systématiquement, une réaction anxieuse qui peut prendre la forme d’une crise d’angoisse aigüe, appelée aussi une « attaque de panique« .

Les crises d’angoisse se manifestent souvent par une accélération de la respiration, une oppression thoracique, des palpitations, des sueurs froides, des contractions musculaires et des vertiges.

La peur de mourir est un sentiment souvent ressenti par la personne phobique, dans un tel moment.

Le sujet phobique reconnait le caractère excessif de sa peur. Dès qu’il le peut il évite la situation déclenchante, parce que s’il doit l’affronter il ressent alors une anxiété ou une détresse intense.

Vous avez dit émétophobie ?

Le radical de l’émétophobie est “emesis,” du mot grec emein qui signifie “l’intention de vomir” et “phobia”  qui est “une peur habituellement exagérée et inexplicable d’un objet, d’un type d’objet ou d’une  situation particulière”.

L’émétophobie est une peur ou anxiété intense et irrationnelle de vomir.

On peut avoir la peur de vomir soi-même.

Certaines personnes ont besoin de la présence de quelqu’un pour se rassurer et d’autres préfèrent être seules dans un tel moment. Sans ce dernier cas, il s’agit de phobiques ayant la peur de vomir en public qui vont alors avoir tendance à s’isoler.

L’émétophobie peut également inclure la peur de voir et – ou d’entendre une personne vomir.

 

 

L’émétophobie, quelle drôle de phobie !

On peut dire que l’émétophobie est une phobie un peu spéciale, parce que on a tendance à se dire que: personne n’aime vomir mais de là à en, faire une phobie !

Ceci explique pourquoi cette phobie est mal connue.

Même si on connait la cause (par exemple une agression sexuelle), ça ne suffit pas pour en sortir.

Moi j’ai tendance à dire que l’on a une mauvaise interprétation des manifestations de notre corps, ainsi que des pensées négatives erronées.

Souvent, à partir d’un évènement traumatique (avoir vomi dans des circonstances qui n’étaient pas du tout agréables), on se dit « plus jamais ça ! »

S’en suit alors un comportement tel que la prise de médicaments anti vomitifs.

Cela reste une phobie peu connue et pourtant très fréquente : elle est une des phobies les plus communes énumérées à la troisième place sur le National Health Service au Royaume-Uni, après la phobie sociale et l’agoraphobie.

 

Un véritable enfer quand elle vire à l’obsession

Une telle phobie peut représenter un réel handicap lorsqu’elle vire à l’obsession pour la personne qui en souffre !

Analysons les ressentis d’une personne émétophobe, puis les conséquences possibles de cette phobie.

1/ les ressentis d’un émétophobe

  • Sensations corporelles

Exemple :  une simple nausée ou bien la sensation de remontée de biles ou parfois même une simple éructation et à partir de là risque de débuter une crise de panique (car on a peur de bientôt vomir). C’est un peu comme si on était trop concentré sur nos sensations physiques, à la recherche du moindre signe de risquer de mal digérer et de finir par vomir.

 

  • Pensées alarmantes qui font penser qu’il vaut mieux mourir que de vomir !

Pour certains émétophobes, vomir apparaît être si insupportable qu’il serait mieux de mourir ! Cela montre à quel point cette phobie peut conduire.

 

  • Sentiments de honte et d’incompréhension

L’émétophobie est bien souvent cachée par les personnes qui en souffrent car elles ont honte de cette peur intense qu’elles ne comprennent pas elles-mêmes.

 

2/ les conséquences possibles

  • On peut avoir du mal à s’alimenter normalement. Je citerais l’exemple d’aliments qu’on a cru être responsables de notre inconfort digestif, alors que la cause était peut-être ailleurs (avoir trop mangé ou bien le repas a été  avalé trop vite et dans un climat anxiogène).
  • Il est également possible de finir par refuser de manger à l’extérieur de chez soi ou en public. Ceci peut conduire à un certain isolement social, voire à la phobie sociale et à la dépression.
  • Un certain comportement d’évitement peut être mis en place, avec pour objectif de ne plus vivre les situations qui nous font peur.
  • La personne phobique fait attention à avoir des WC à proximité
  • Il est fréquent de développer des TOC (notamment celui du lavage des mains, obsession de vouloir tout désinfecter), voire aussi d’autres phobies associées (pharmacophobie), des troubles du comportement alimentaire.
  • En période de gastro : les proches ne doivent toucher à rien pour éviter le risque de contagion. Dans la vidéo j’explique qu’en cas de doute, on peut même être amené à se laver le visage après avoir été embrassé par une personne que l’on suspecte d’avoir été au contact avec une personne malade de la gastro. A ce stade là on peut dire que la phobie est devenue un réel handicap !

 

La dépression est possible si on ne se soigne pas, voire même au suicide dans le cas où on ne voit pas d’issue favorable.

 

Lorsque la phobie se manifeste, la personne ressent les sensations d’une crise d’angoisse ou aussi appelée attaque de panique  : accélération du rythme cardiaque ou palpitations cardiaques, respiration artificielle et rapide, nausées, etc.

Les conséquences sur l’alimentation peuvent être une perte importante de poids (maigreur extrême ou anorexie parfois aussi anxiété sociale voire phobie sociale associée. Pour certains émétophobes, sortir au restaurant ou bien manger en public ou chez des amis est devenu impossible.

 

 

Pourquoi une telle phobie ?

Connaître la ou les causes possibles de son émétophobie est intéressant mais bien souvent insuffisant pour parvenir à la vaincre. Dans la vidéo, je vous parle de mon histoire  et notamment les réactions de ma  mère lorsque j’étais malade petite. Elle me disait que je n’aurais pas du abuser du gâteau au chocolat ou des crêpes qu’elle m’avait cuisinés ! Ou bien encore de ses propres vomissements lorsqu’elle était enceinte de moi ou de mon frère.

Dans la vidéo je vous confie l’existence d’une autre cause possible d’émétophobie mais aussi de troubles digestifs tels que la colopathie fonctionnelle. Pour 50% des femmes manifestant de tels troubles des abus ou des violences sexuels seraient la cause.

 

Quelles sont les solutions pour s’en sortir ?

  • les traitements médicamenteux ne sont pas une solution à long terme car ils créent une dépendance, une accoutumance.
  • Les thérapies cognitives et comportementales, aussi appelées les TCC, permettent de se confronter à ses peurs, de manière progressive. Même si la psychanalyse est insuffisante à elle-seule, je trouve intéressant de comprendre ce qui se joue via une introspection personnelle. Pour ma part, j’ai été aidée par un psychologue clinicien (entretiens psychothérapiques) et par ma participation à un atelier de psychodrame (thérapie de groupe).
  • La pratique régulière de techniques de gestion du stress et des émotions, telles que la méditation, le yoga, la respiration ventrale, la sophrologie, le do in, l’acupression, la réflexologie palmaire, plantaire et faciale,l’ EFT (technique de libération émotionnelle), les massages …
  • Comprendre mieux les différentes manifestations de notre corps et sans oublier de travailler sur nos pensées négatives obsessionnelles
  • Cesser d’anticiper en imaginant toujours le pire par un travail sur soi avec l’aide d’un psychologue
  • Oser exprimer ce que l’on ressent et pense, sans honte !
  • Ce blog est là pour vous aider à mieux parvenir à gérer votre anxiété sociale et vos crises de panique.

Rappelez vous bien que Paris ne s’est pas fait en un jour !

 

Intéressé(e) pour aller plus loin ?

Pour ceux qui le souhaitent, je vais vous proposer un « espace bien-être » sur ce blog, une page sur laquelle je vais vous lister mes différentes vidéos. Prochainement, je vais vous présenter un point d’acupression anti-nausées à stimuler.

Seriez-vous intéressé pour suivre une formation spéciale « Enfin libérée de mon émétophobie ! » ? Si oui, dites-le moi dans les commentaires ci-dessous.

 

FAQ

Voici une question que l’on pose souvent aux personnes émétophobes

Pourquoi as-tu peur de vomir vu que tu ne vomis jamais ?!

Et si l’émétophobie avait au moins pour avantage de nous protéger (un peu)  du risque d’attraper un virus responsable d’une maladie ? Mais rappelons nous qu’il est possible de faire preuve de prudence et de vigilance dans le respect de l’hygiène notamment, sans pour autant finir par devenir phobique !

Comment vaincre la peur des examens oraux ?

Comment vaincre la peur des examens oraux ?

Comment ne plus avoir peur du jury lorsque l’on doit passer un examen oral ?

On ne passe pas le BAC sans s’y être préparé tout au long de l’année !

Il faut bien s’organiser tout au long de l’année et établir un planning de révision et adopter un mode de vie sain : bien manger et dormir suffisamment

Au dernier moment, il est bon de réviser ses cours et de retenir les notions essentielles.

 

Le bon état d’esprit à avoir

On ne doit pas se dire qu’on va être jugé mais que l’examen est un moment important à passer. Après tous ces efforts, l’état de nos connaissances et de notre savoir-faire va pouvoir être évalué. Recevoir une note est un moyen de connaître notre niveau, sauf si le jour de l’examen final on a perdu tous nos moyens et alors l’évaluation reçue ne sera pas juste car ne correspondant pas à ce que l’on pouvait donner !

Il est important pour les personnes ayant tendance à paniquer lors d’un examen de savoir se mettre en confiance.

Pourquoi certaines personnes qui n’ont pas forcément notre niveau de connaissances s’en sortent mieux que nous le jour d’un examen ?

Dans la vidéo ci-dessous je vous parle de mon frère qui avait l’art d’exploiter le peu qu’il connaissait alors que moi je perdais souvent tous mes moyens le jour où je devais affronter un jury !

Cessons de se représenter un examen oral comme un moment où on risquerait presque notre vie !

 

La peur de ne pas être à la hauteur

La peur d’échouer peut nous mener à vivre une attaque de panique, surtout si les parents ont tendance à nous mettre la pression

Le stress est bon pour nous booster, pour nous rendre plus performant. C’est le moment pour concentrer tous nos efforts sur cet examen !

Le jour de mon bac A1, j’ai zeu 16/20 en maths alors que je n’avais quasiment jamais la moyenne

Ose affronter le regard des membres du jury, le jour J. Tu n’es pas une personne que l’on va juger, tu as tonmot à dire et beaucoup de choses à partager avec le jury, un peu comme une discussion à plusieurs.

 

Ne pas hésiter à s’entraîner un maximum

L’objectif est de se mettre en situation et de visualiser que tout va bien se passer, se rassurer que oui on est capable

La semaine avant le bac j’avais bachoté durant 2 heures avec le prof de maths qui nous avait tous invité mais j’étais la seule élève à être venue !

Et la veille de mon examen de conduite auto, mon père m’avait faite conduire pour me donner confiance !

Pour ma soutenance de thèse, je m’étais entraîné à la diction et à bien respirer, avec l’aide d’une prof de chants !

Sans ces aides, je n’aurais sûrement pas réussie …

De telles mises en situation m’avaient permise de réaliser que j’étais capable !

Le jour de ma soutenance de thèse je n’étais pas vraiment rassurée face à ces « Docteurs » (en droit et un vétérinaire)

 

Gestion du stress

Pratiquer des techniques de gestion du stress est incontournable pour toute personne qui doit affronter un examen, surtout une épreuve orale

Si tu dois passer le bac cette année ou bien un examen quel qu’il soit je te dis .. merde !

Stress et acupression

 

Le stress traité par l’acupression

 

Cette vidéo avait été réalisée au tout début de ma présence sur le web, à l’époque où mon blog s’appelait « nuits-sans-stress.com »

 

Comme elle a été copiée pour être ajoutée sur un,e chaîne youtube, j’ai trouvé normal que je la récupère et surtout que je vous en fasse profiter !

 

Elle est loin d’être parfaite mais si vous l’avez aimé et pour me motiver à m’y remettre, merci de liker !

 

Amour et handicaps, une question essentielle

Amour et handicaps, une question essentielle