Souffrez-vous du stress digestif ?

Souffrez-vous du stress digestif ?

 

 

Les troubles digestifs sont nombreux, variés et fréquents

1 français sur 3 en souffre périodiquement ou de façon chronique.

Mais avant de parler des troubles digestifs, voyons d’abord qu’est-ce qu’une « bonne digestion, une digestion normale.

 

Qu’est-ce qu’une bonne digestion ?

La digestion est un processus biologique au cours duquel les aliments sont dégradés et transformés en nutriments assimilables, pour traverser ensuite la paroi intestinale afin d’entrer dans la circulation sanguine.

La digestion commence dans la bouche, où les aliments sont broyés et mélangés à la salive, puis elle se poursuit dans l’estomac, qui sécrète des sucs digestifs acides, continuant de dégrader et broyer les aliments.

À la sortie de l’estomac, les aliments prédigérés (on parle de chyme) continuent à être dégradés dans l’intestin par les sucs digestifs provenant du pancréas et de la vésicule biliaire. Les nutriments traversent la paroi de l’intestin et circulent dans le sang pour être utilisés par l’organisme.

Le système neurovégétatif ou système nerveux autonome gère la maintenance des éléments de l’appareil digestif (tube digestif et glandes digestives) ainsi que l’assurance de la fonction digestive, en dehors de notre conscience. C’est le système nerveux qui reconnaît une composante qui est accélératrice du fonctionnement du système digestif, et l’autre au contraire a tendance à le ralentir.

C’est lui qui commande au « péristaltisme » : il s’agit de la progression des aliments du pharynx jusqu’au rectum.

Ce phénomène physiologique est un mécanisme spontané du tube digestif, commandé par le système nerveux. Sans péristaltisme, le brassage des aliments et l’absorption des nutriments (des éléments contenus dans les aliments) sont impossibles.

Les organes creux du système digestif sont entourés de muscles qui permettent à leur paroi de se contracter : les mouvements de ces parois font progresser les liquides et les aliments mais effectuent aussi un mélange de ce bol alimentaire dans chacun des organes concernés.

Ce sont ces mouvements caractéristiques de l’œsophage, de l’estomac et de l’intestin qui constituent le péristaltisme. Le muscle de l’organe concerné se rétrécit puis propulse la portion de nourriture lentement vers la suite du tube digestif.

Normalement, ces deux composantes agissent en harmonie pour régler l’alternance des périodes de travail et de repos de l’appareil digestif.

Mais il arrive que le stress notamment vienne perturber ce beau système !

Les troubles digestifs fonctionnels

Les troubles digestifs peuvent être pénibles et altérer fortement la qualité de vie.

Les troubles digestifs fonctionnels sont des troubles pour lesquels il n’existe pas de lésion avérée, mais un fonctionnement gênant de l’appareil digestif.

Il en existe plusieurs types :

  • les troubles digestifs de l’estomac (perte d’appétit, nausées, brûlures gastriques, éructations, ballonnements), que l’on nomme souvent dyspepsie,
  • les troubles digestifs de l’intestin (ballonnements, gaz intestinaux, etc…) qui sont des problèmes fréquents.

 

La dyspepsie, cette sensation de pesanteur, de « trop-plein » ou de ballonnement accompagné d’éructations rôts), ou de douleur au-dessus de l’ombilic qui surviennent pendant ou après les repas, se retrouve chez 25 % à 40 % des adultes.

Dans certains cas, face à une situation de stress, il va se produire un dérèglement de l’appareil digestif. Le stress peut alors provoquer un « hyperfonctionnement » (aboutissant à un Reflux gastro-œsophagien, à des brûlures d’estomac, à un épisode diarrhéique) ou au contraire un « hypofonctionnement  » qui peut se traduire par une atonie gastrique, une digestion difficile, une constipation. Ces deux types de troubles peuvent s’alterner, changer de localisation, ou bien disparaître temporairement.

 

Des symptômes variés

Après le repas, de nombreuses personnes souffrent de troubles digestifs fonctionnels. Les troubles digestifs se traduisent par des symptômes variés : remontées acides, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, spasmes intestinaux, nausées …

De tels troubles sont douloureux et plus encore quand les symptômes deviennent chroniques, une impression de digestion difficile, de pesanteur dans le haut du ventre, accompagnée de nausées ou d’éructations. Il peut y avoir également une perte d’appétit ; des douleurs abdominales variables en termes de localisation (oesophage, estomac, intestin…), d’intensité et de caractéristiques (douleurs sourdes, brûlantes, par à-coups, spasmes…) ; des ballonnements ; des gaz intestinaux ; des nausées et des vomissements ; Constipation ou diarrhée.

Voyons cela plus en détails :

Le reflux gastro-œsophagien se manifeste par des remontées acides et par le pyrosis, c’est-à-dire la sensation de brûlure partant du creux de l’estomac et remontant derrière le sternum jusque parfois dans la gorge (ce qui peut même aller jusqu’à causer une inflammation de la langue (ce dont je souffre depuis 2 ans !). Ces remontées peuvent aussi causer voix cassée, toux chronique, laryngites à répétition et même douleurs thoraciques.

Intestin irritable Colopathie fonctionnelle, côlon irritable ou syndrome de l’intestin irritable, 3 appellations différentes pour désigner un dysfonctionnement du gros intestin, responsable de douleurs abdominales surtout après les repas, de ballonnements, de crampes intestinales (qui disparaissent en général avec l’évacuation de gaz ou de selles).

Les personnes à risque

Tout le monde peut souffrir de troubles digestifs occasionnels.

Mais certaines personnes sont toutefois plus à risque :

 

  • les femmes enceintes, car l’utérus « appuie » sur l’intestin et l’estomac, et que les modifications hormonales provoquent souvent constipation, dyspepsie ou des brûlures d’estomac.
  • Les personnes qui pratiquent un sport d’endurance. Ainsi, de 30 % à 65 % des coureurs à pied de longue distance présentent des troubles gastro-intestinaux lors de l’effort.
  • Les personnes atteintes d’autres maladies chroniques, comme le diabète de type 2 ou la migraine, l’hypothyroidie souffrent fréquemment de troubles digestifs.
  • Les personnes en surcharge pondérale ont souvent des troubles du transit à type de diarrhée.

 

Les facteurs de risque

Une alimentation déséquilibrée (contenant peu de fruits et légumes frais, repas pris rapidement, etc…) ; une sédentarité (quand on souffre de troubles moteurs du fait d’une sclérose en plaques par exemple, on ne peut plus pratiquer une activité physique comme une personne valide), une mauvaise hygiène de vie

Quel est le rôle du stress dans l’apparition de tels troubles ?

Le stress joue un rôle dans le déclenchement des brûlures d’estomac : contrariétés familiales, soucis de santé… chez certaines personnes, c’est l’estomac qui, en réaction, reagit. Personnellement, je dirais que j’ai tendance à « psycho-somatiser » le moindre stress ou la moindre anxiété ! On sait que l’anxiété accélère le transit intestinal et provoque des diarrhées, voire un syndrome de l’intestin irritable.

Une hypersensibilité digestive, elle-même souvent liée à un événement stressant qui remonte à l’enfance , peut également être évoquée.

Outre le stress, l’alimentation entre en ligne de compte dans la survenue des troubles gastriques et intestinaux, qu’ils soient ponctuels ou chroniques.

 

Des solutions ou conseils pour prévenir ou réduire les troubles digestifs fonctionnels

Dans la majorité des cas, il est possible de prévenir les troubles digestifs

  • en évacuant le plus possible les facteurs de stress
  • en adoptant une alimentation saine et variée
  • une adoptant bonne hygiène de vie générale,
  • en pratiquant de l’exercice physique.

 

Mesures d’hygiène de vie :

  • Avoir une alimentation variée et équilibrée, riche en fruits et légumes frais et pauvre en graisses et en produits trop sucrés. Boire suffisamment d’eau (1,5 litre par jour), plutôt en dehors des repas..
  • Manger modérément, lentement et dans le calme
  • Prendre le temps de bien mâcher ses aliments. Les acides digestifs montent dans l’œsophage lorsque l’estomac est trop plein. Ainsi, manger lorsqu’on a déjà l’estomac plein, fait inévitablement remonter encore plus d’acides digestifs dans l’œsophage
  • Éviter de consommer trop d’aliments pouvant irriter le système digestif, donner des ballonnements ou des symptômes de reflux. Par exemple, sont à éviter : les boissons gazeuses, les aliments très épicés ou acides, certains aliments qui fermentent dans l’intestin (choux, pois, haricots secs, etc.), le café et l’alcool…
  • Éviter les repas trop copieux et trop riches.
  • Éviter de s’allonger après les repas. Lorsque l’on souffre de brûlures d’estomac, rester debout empêche mieux les acides digestifs de remonter dans l’œsophage.
  • Éviter les vêtements trop serrés
  • Pratiquer une activité physique, autant que possible de manière régulière, afin d’entretenir un bon transit digestif.
  • Lutter contre le stress et la dépression
  • Apprendre à gérer son stress.
  • Prendre l’habitude de ne pas dîner trop tard. Ne jamais manger moins de deux heures et demie avant de se coucher. Avec la gravité, l’estomac trop plein fera inévitablement remonter des acides dans l’œsophage.
  • Pratiquer des auto-massages du ventre
  • S’entourer uniquement de personnes positives La négativité puise l’énergie. La positivé provoque l’effet inverse : pour mieux traiter les troubles digestifs liés au stress, virer les personnes toxiques et les médias négatifs (pour ma part je pratique la diète médiatique !) et s’entourer principalement de personnes positives qui motivent.
  • Se mettre à l’auto-acupuncture et l’acupression L’énergie qui circule par des méridiens est stimulée lors d’un massage ou de la stimulation de points particuliers au niveau du corps.
  • Éviter les vêtements serrés et le surpoids car ils écrasent l’estomac et facilitent ainsi le pyrosis.
  • Éviter la position couchée car cela favorise les remontées acides : pensez donc à relever la tête de votre lit. Pour dormir, surélevez la partie supérieure de votre lit de 10 à 15 cm. Pour ma part je loue un lit médicalisé, ce qui est bien pratique !
  • Au niveau alimentaire, apprendre à repérer les aliments qui ne conviennent pas, tels que les choux, haricots, lentilles, plats en sauce et gras, tomates, concombre, radis, céleri, alcool, sucre et édulcorants

 

Vidéo sur le stress digestif

 

Pour lutter conte la constipation, je pratique des auto massages de mon abdomen. J’ai tourné une courte vidéo pour vous montrer comment je fais. Je vous montre ça demain !

 

 

 

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