Apprendre à s'affirmer pour vivre SA vie !

Les deux principaux freins à mon épanouissement personnel

Je remercie l’auteur de ce carnaval d’articles, consacré à un thème de développement personnel, de me donner l’occasion de m’exprimer sur les « freins à l’épanouissement personnel » qui peuvent nous empêcher de vivre pleinement notre vie.

Vivre pour les autres ou vivre pour soi ? … that is the question !

Dans cet article, l’auteur du blog « Penser et agir » répond ainsi à la question :

De nos jours, beaucoup de personnes passent leur temps à vivre pour les autres, mais jamais pour elles-mêmes. Elles placent le bonheur d’autrui avant leur propre bien-être. Elles se dévouent corps et âme aux autres dans l’espoir qu’être attentionné permette de garder à proximité les amis et les proches. Ce faisant, les seules choses que nous pouvons en tirer sont un cœur brisé, de la déception et des années de dépendance affective. C’est pourquoi il convient d’apprendre à vivre pour soi avant de se préoccuper du reste.

 

Les freins à notre plein accomplissement peuvent être de différentes sortes.

Dans mon cas personnel, je peux en dénombrer deux principaux :

  • des parents toxiques ou immatures ;
  • certains aléas de la vie, tels que la survenue d’un grave accident ou d’une maladie chronique incurable

 

Revenons plus en détails sur chacun de ces freins

 

Présence de parents immatures ou toxiques

Dans certaines familles, l’enfant n’est pas en capacité de s’exprimer. Ses parents (ou l’un d’entre eux) peut en venir à ne pas lui permettre de faire preuve de spontanéité. Il est amené à devoir chercher à correspondre à un certain moule, en quelque sorte à l’enfant modèle ou l’enfant « parfait » que ses parents rêvaient d’avoir.

Lorsque l’enfant, personne adulte en devenir, cherche à satisfaire les demandes de ses parents, il est alors amené à passer sous silence ses propres besoins et ne peut donc pas s’accomplir pleinement.

Petite, il était hors de question pour moi de faire un « caprice » en public ! A défaut, ma mère me prenait fortement par le bras pour me faire comprendre qu’il me fallait « arrêter ça » au plus vite !

Mes parents n’étaient pas du tout du style à laisser leurs enfants faire preuve de spontanéité .. Il nous fallait penser à ce que les autres pourraient dire ou penser … J’ai été éduquée ainsi ! Rien d’étonnant au fait d’avoir développé une phobie sociale de mes 24 à 29 ans !

Alors, à l’époque, parler de pouvoir s’épanouir .. ne faisait pas partie de mon vocabulaire.

Et puis, vu l’histoire personnelle de ma mère, j’étais plutôt une enfant qui cherchait à protéger sa mère. Je pensais que sa vie d’enfant avait été si injuste (orpheline à 14 ans et ensuite abandonnée par sa tante qui avait choisie de s’occuper de sa grande sœur), que je me devais de lui rendre la vie plus belle !

 

 

Survenue de certains évènements de la vie (accidents ou maladies, décès …)

Ceci peut concerner un proche ou bien soi-même.

A mes 21 ans, mon père a connu un grave accident de delta plane, qui l’a conduit à devoir être rapatrié en urgence de Millau jusqu’au CHU de Montpellier. Un peu « miraculé », il a fini par sortir du comas après 21 jours de sommeil forcé !

Cet évènement nous a amené, ma mère et moi, à devoir devenir des aidants familiaux, afin de pouvoir bien s’occuper de lui (un homme à présent traumatisé crânien et aphasique).

En tant qu’aidant familial on apprend à savoir s’occuper du parents dépendant, ce qui nous oblige encore plus à mettre nos propres besoins sous silence.

 

A mes 38 ans, aux termes d’une longue errance médicale, le diagnostic de sclérose en plaques m’a été enfin reconnu.

La maladie ayant été un réel obstacle pour me trouver du travail (en raison de la présence d’une fatigue chronique) et ayant à apprendre à vivre avec une santé qu’il faut surveiller, ne permet pas vraiment de pouvoir être pleinement heureuse.

 

Le docteur Olivier SOULIER dit que les personnes atteintes par la sclérose en plaques sont des patients qui ne s’autorisent pas à vivre leur vie.

 

Mais parler de freins à l’épanouissement personnel ne signifie pas que ce soit une fatalité parce que la roue peut tourner !

Et les difficultés passées peuvent même devenir des atouts ! Pourquoi ? Parce que si on sait les surmonter, alors on en tire une force !

Un jour, notre réelle personnalité peut finir par percer …

 

Des freins qui peuvent devenir des forces !

La maladie qui était une « SEP rémittente » au début (par poussées) est devenue une SEP secondaire progressive. C’est à dire que je ne vivrais plus jamais de moments de rémission .. donc il s’agit maintenant d’une maladie potentiellement neurodégénérative, avec à terme une perte d’autonomie …

Dans un  tel cas on peut décider de baisser les bras ou bien au contraire de puiser en soi la force pour faire face à l’adversité …

C’est ce que moi j’ai décidé de faire !

 

De 1995 à 2000, j’ai sombré dans la dépression et la phobie sociale …

En 2010, je montais sur un plateau de TV, dans le cadre de la remise des prix du concours de vidéos SEPasduciné, organisé à TF1 par l’UNISEP

 

 

Et en 2014, je témoignais à l’émission Allô docteurs, sur France 5, sur le thème « les questions taboues dans la sclérose en plaques« )

 

 

Chrystèle, Michel Cymes, le Professeur Lubetzki

 

En décembre 2011, je soutiens oralement ma thèse devant un jury pour obtenir le grade de Docteur en droit privé et sciences criminelles !

 

Et vous, avez-vous osé vivre votre vie !?

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