Poids, alimentation et SEP : un trio gagnant ou perdant ?

En 1994, je pesais 55 kilos .. c’était mon poids depuis l’adolescence.

 

Poids et alimentation

Lors de ma poussée de troubles cognitifs survenue en 1995, je suis tombée dans la dépression et la phobie sociale du fait de ne pas comprendre ce qu’il m’arrivait !

J’étais si mal que je ne parvenais plus à m’alimenter comme il le fallait. En parallèle à cette perte de poids et à la forte anxiété sociale, j’ai développé une émétophobie (phobie de vomir). Il s’agit d’une phobie qui est vécue de manière honteuse par la personne malade. Et même si on essaie d’en parler, elle est si mal comprise … qu’on préfère souvent ne rien dire !

Il faut savoir que cette phobie peut devenir pour certaines personnes très handicapante. C’est le cas notamment quand on préfère ne pas manger avant de se rendre à un rendez-vous à l’extérieur ou bien quand on ne peut plus manger au restaurant ou chez des amis.

 

Gastro-parésie (estomac lent) et sclérose en plaques

Quand la sclérose en plaques a été enfin diagnostiquée, ma mère et moi pensions que nous avions enfin trouvé la cause de mes différents maux. OK pour les troubles de la mémoire, les problèmes urinaires et la fatigue chronique, mais mes troubles digestifs n’étaient pas à relier à la SEP d’après le neurologue.

Mais « la gastro-parésie » peut pourtant bien être une conséquence de la SEP !?

Oui mais chez vous le nerf vague n’est pas atteint.

Il aura fallu attendre l’année 2019 pour qu’un gastro-entérologue me parle d’hypersensibilité digestive et d’estomac lent, à relier à des traumatismes vécus durant l’enfance et qui aurait provoqué chez moi une hypersensibilité digestive : estomac lent ou « nerveux » qui peut mettre plus de 6 heures pour « vidanger », digérer un simple repas, que d’autres vont mettre 3 heures !

 

2007, date de mes 2 premières IRM : 50 kilos !

A 38 ans, quand j’ai eu à passer mes premières IRM mon poids de croisière était déjà passé à 50 kilos .. mais c’était un « bon poids » par rapport aux 39 kilos que j’ai pesé en été 2017.

Au fil des poussées (une chaque 10 mois) et des « bolus de cortisone » (le dernier en date a eu lieu en 2008), mon poids a continué de se réduire …

De 50 kilos, j’étais descendue à 40 kilos !

J’ai pesé ce poids là depuis 2011 et jusqu’à la mort de ma mère qui m’a permis de remanger, un peu comme si à la fin de vie de ma mère correspondait une faim de vivre de ma part !

 

Anxiété sociale, stress digestif, émétophobie … m’ont fait prendre du poids!!!!!!!!!!!! durant la période des infections urinaires à répétition (une chaque mois !)

 

J’ai tellement perdu de poids que mon médecin généraliste me faisait peur en me prévenant que si je tombais en(dessous des 39 kilos il m’hospitaliserait !

 

 

SOS hypnose !

Des séances d’hypnose m’ont beaucoup aidé durant cette période fortement anxiogène pour moi.

Et depuis que j’ai confié à mon médecin gastro entérologue que j’avais été abusée par mon grande père paternel, il m’a été conseillé de débuter des soins EMDR.

 

 

 

 

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