Objectif STOP fatigue !

La fatigue est un des grands maux de notre époque. Elle est une sensation universelle que la plupart des gens ressentent un jour ou l’autre.

Elle est un motif très fréquent de consultation du médecin généraliste : 500 000 consultations par jour. Selon différentes enquêtes, 60% des français se déclarent fatigués.

Il s’agit d’une sensation de perte d’énergie physique ou mentale susceptible d’affecter les activités de la vie courante.

La fatigue est un symptôme banal, sauf lorsqu’elle devient chronique, auquel cas elle peut vite devenir réellement handicapante dans la vie de tous les jours.

La fatigue que peuvent ressentir les personnes qui souffrent de sclérose en plaques n’est pas une fatigue normale. Elle est tout à fait spécifique.

Par exemple, récupérer l’énergie dépensée est toujours beaucoup plus long pour une personne qui souffre de la sclérose en plaques.

Savoir mettre en place une véritable stratégie de gestion de la fatigue devient  alors  d’un  grand  secours  pour  les  personnes  que  l’on  a  bien  trop tendance à déclarer faussement des personnes « fainéantes ».

 

Êtes-vous une victime de la fatigue ?

La fatigue est une sensation universelle que la plupart des gens ressentent un jour ou l’autre.

Mais quand la fatigue  s’installe sur plusieurs mois, la 1ère chose à faire est d’aller consulter son médecin traitant.

Ce dernier va procéder à un bilan clinique et biologique, afin de pouvoir identifier la cause de la fatigue.

Pour une personne atteinte de sclérose en plaques, la fatigue n’est jamais le trouble qui permet de diagnostiquer la maladie. Il faut souvent attendre l’apparition de troubles moteurs associés à des troubles visuels ou urinaires pour obtenir le « bon diagnostic ».

Loin de moi l’idée de vouloir dire du mal des médecins généralistes mais on peut dire que certains  patients « galèrent » réellement  avant d’obtenir le « bon » diagnostic concernant leur pathologie (ce fut mon cas pour la sclérose en plaques).

De plus, la fatigue est rarement reconnue, même auprès des professionnels de santé, en tant que réel handicap.

 

Qu’est-ce que la fatigue ?

Plusieurs définitions de la fatigue ont été proposées :

  • « Sensation de perte d’énergie physique ou mentale susceptible d’affecter les actes de la vie courante »
  • « Sensation de lassitude causée par l’effort, l’excès de dépense physique ou intellectuelle”. Petit Larousse (1996)
  • « État résultant du fonctionnement excessif d’un organe, d’un organisme, et qui se traduit par une diminution des forces, de l’activité, généralement accompagnée d’une sensation caractéristique (sentiment de fatigue). » Petit Robert (1995)

La fatigue « normale » est une sensation naturelle que toute personne peut éprouver après un effort physique ou intellectuel important. Elle est un signal d’alarme du corps, qui nous indique qu’il faut se reposer.

Dans la fatigue normale, la disparition de la cause de la fatigue (décalage horaires, manque de sommeil, stress, surmenage) suffit à faire disparaître la fatigue.

A l’inverse, la fatigue chronique est une fatigue qui persiste au-delà de 3 mois.

 

Doit-on parler de la ou des fatigues ?

Il y a lieu de distinguer fatigue physique et fatigue intellectuelle (ou fatigue cognitive).

La fatigue physique est celle qui est ressentie après un effort physique. La fatigue intellectuelle est une sensation d’épuisement mentale.

La fatigue intellectuelle ressentie peut être responsable de difficultés au travail, du fait des problèmes d’attention, de concentration et de mémoire qu’elle engendre.

Le ralentissement des fonctions intellectuelles et un affaiblissement de la mémoire pouvant survenir à cause de la sclérose en plaques ont été décrits par Charcot dès 1877.

Une personne atteinte par cette maladie est encore en mesure de réaliser différentes tâches intellectuelles, mais il lui faut plus de temps pour y parvenir en raison du ralentissement de sa capacité à traiter les données. De plus, elle a beaucoup de mal à rester concentré longtemps sur une activité.

Exemples de troubles cognitifs :

  • Avoir de la peine à se concentrer
  • perdre souvent le fil d’une discussion
  • ne plus se souvenir du nom de certaines personnes.

C’est bien souvent la fréquence croissante de telles situations qui alerte le malade et l’amène à consulter son neurologue.

 

Quels sont les signes de la fatigue ?

La fatigue se reconnaît facilement par les signes suivants :

  • Bâillements
  • Les paupières lourdes
  • Le fait de se frotter les yeux
  • La survenance de micro-sommeils
  • Une difficulté à se concentrer sur des tâches

La fatigue peut avoir une incidence sur les actes de la vie quotidienne, lorsqu’elle entraîne :

  • Une baisse de l’attention
  • Une inefficacité au travail
  • Des trous de mémoire
  • Une lassitude
  • De la nervosité
  • Des angoisses
  • De l’irritabilité
  • Une incapacité à affronter les problèmes

La fatigue ressentie dans la sclérose en plaques est très souvent d’apparition soudaine et imprévisible. Une telle situation peut déstabiliser la personne qui en souffre mais également les proches, qui vont avoir bien du mal à comprendre les raisons d’un tel épuisement.

 

Quelles sont les causes possibles de la fatigue ?

Pour la fatigue normale, il peut s’agir du surmenage, lié à des journées trop souvent surchargées, ou bien au simple manque de sommeil.

La fatigue chronique a souvent une cause organique.

Dans bon nombre de maladies, les patients se plaignent d’une fatigue réellement handicapante dans la vie de tous les jours : fibromyalgie, syndrome de  la  fatigue  chronique,  sclérose  en  plaques  ou  toute  autre  maladie  auto- immune, hépatite, mononucléose, sida, hypoglycémie, insuffisance rénale, infection, diabète, dépression, cancer, anémie, grippe.

La fatigue peut également être l’effet iatrogène de certains médicaments.

 

Comment faire reconnaître et comprendre sa fatigue à son entourage ?

En tant que symptôme invisible, la fatigue est souvent mal interprétée ou mal comprise, par la famille, les amis, les collègues.

Ce manque de compréhension peut faire croire à l’entourage que la personne est simplement fainéante, ce qui n’est pas le cas.

Pour ma part, voyant bien que ma fatigue n’était pas comprise, j’ai fini par la nier et en avoir honte, et donc je n’en parlais plus

La 1ère étape à franchir est

  • de reconnaître sa propre fatigue comme étant un trouble qui fait partie de la maladie dont on souffre,
  • mais aussi de l’expliquer à ses proches. Il ne faut pas hésiter à en parler, même si notre entourage peut rarement nous comprendre (la fatigue chronique n’étant pas une fatigue « normale » qui est expérimentée par tout le monde !)

Il n’est pas rare que les gens se sentent coupables d’être fatigués, car ils voudraient pouvoir être aussi actifs que quiconque !

On pense souvent qu’on est indispensable, que telle tâche doit absolument être faite, et que la famille, les collègues nous pressent à cela. Dans une telle situation on est souvent conduit, à tort, à repousser ses limites et à travailler jusqu’à épuisement en faisant fi de la fatigue ressentie.

La plupart des gens ont bien du mal à reconnaître leurs propres limites sans devoir les dépasser et en expérimenter les conséquences.

L’idéal est de rester à l’écoute de son corps et de s’arrêter bien avant d’atteindre l’épuisement.

L’objectif est de pouvoir reconnaître les signes de fatigabilité, afin de ne jamais être au-dessus du seuil de ses capacités.

Il est important de se fixer des priorités, afin d’apprendre à économiser son énergie. Connaître ses priorités peut nous aider à gérer notre temps de manière plus efficace.

 

Est-il possible d’évaluer la fatigue ressentie ?

Bien que la fatigue soit difficilement mesurable, lorsque celle-ci en vient à représenter un réel handicap pour la personne qui en souffre, il devient important de l’évaluer,

L’échelle de fatigue de PICHOT a été proposée pour tenter de mesurer l’importance de ce handicap.

Répondez aux questions suivantes et calculez le score obtenu :

Vous manquez d’énergie

Tout vous demande un effort

Vous vous sentez faible

Vous avez les bras, les jambes lourdes

Vous vous sentez fatigué(e) sans raison

Vous avez envie de vous allonger pour vous reposer

Vous avez du mal à vous concentrer

Vous vous sentez fatigué(e), lourd(e), raide

 

0 = pas du tout

1 = un peu

2 = moyennement

3 = beaucoup

4 = extrêmement

 

Interprétation du résultat : au dessus de 24, votre fatigue est très importante.

Dans la sclérose en plaques, deux échelles de mesure ont été mises au point. Aucune n’a de valeur au niveau international (contrairement à l’échelle EDSS qui évalue le handicap).

Il s’agit de la FIS (issue des travaux de l’Université Canadienne) et de la EMIF-SEP (version française de la MSIF).

Cette dernière est composée de 40 articles. Elle est la première échelle d’évaluation de la fatigue liée à la SEP qui a été adaptée pour les patients de langue française. Elle est utile pour la pratique clinique et la recherche liée à la SEP.

Concernant les fonctions cognitives, celles-ci se mesurent à l’aide de tests neuropsychologiques standardisés.

 

Pourquoi  la  fatigue  chronique  représente-elle  un  réel problème pour les personnes qui en souffrent ?

La fatigue chronique n’est pas un état normal.

Ressentir une fatigue persistante a des conséquences dans la vie quotidienne.

Elle est un « état de fatigue inexplicable au regard des causes habituelles de fatigue, associé à d’autres symptômes, suggestifs ou subjectifs inhabituels lors des autres états de fatigue. ».

Elle nécessite la mise en place d’une stratégie de gestion de la fatigue.

 

A suivre : Conseils et astuces pour apprendre à gérer la fatigue chronique : la stratégie à mettre en place

 

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