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	<title>Chrystele Bourely, Auteur à Chrystèle Bourély</title>
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	<description>Ma vie avec une sclérose en plaques progressive</description>
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	<title>Chrystele Bourely, Auteur à Chrystèle Bourély</title>
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		<title>Analyse critique des propos de Brigitte Lahaie sur l&#8217;affaire Bruel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 23:24:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici mon analyse critique des propos tenus par Brigitte Lahaie lors d’une interview. &#160; « Mes amies ont couché avec lui et n’ont pas porté plainte » Brigitte Lahaie affirme connaître des femmes qui ont eu des rapports sexuels avec Patrick Bruel et qui n’ont pas porté plainte. Mais ce n’est pas parce qu’une femme [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici mon analyse critique des propos tenus par Brigitte Lahaie lors d’une interview.</strong></p>
<p><iframe title="Le Jet de Luxe avec Brigitte Lahaie : addiction, affaire Bruel, carrière dans le X, pro*titution" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/QC75nVnnPEQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>« Mes amies ont couché avec lui et n’ont pas porté plainte »</strong></li>
</ul>
<p>Brigitte Lahaie affirme connaître des femmes qui ont eu des rapports sexuels avec Patrick Bruel et qui n’ont pas porté plainte. Mais ce n’est pas parce qu’une femme a librement consenti à certains actes qu’une autre femme a nécessairement consenti à ce qui lui a été fait. De même, une personne peut avoir accepté une relation sexuelle tout en refusant certains gestes, certaines pratiques ou une certaine brutalité. Cette phrase repose donc sur une comparaison qui n’a pas lieu d’être : les expériences sexuelles des unes ne permettent pas d’invalider celles des autres.</p>
<p>Lorsqu’elle dit que certaines femmes « pensent vraiment avoir été abusées », elle ne dit pas qu’elles mentent, elle suggère quelque chose de plus insidieux : elles seraient sincères, mais se tromperaient sur leur propre expérience. Leur sentiment d’avoir subi un acte serait né après coup, sous l’influence du féminisme, du discours sur le patriarcat ou d’une relecture tardive de la relation.</p>
<p>Une femme peut parfaitement avoir accepté de rencontrer un homme ou d’entamer une relation sexuelle, tout en n’ayant pas consenti à certains actes, à leur brutalité ou à la manière dont ils ont été imposés. Reconnaître des années plus tard que l’on a subi une violence ne signifie donc pas nécessairement réinventer le passé : cela peut signifier trouver enfin les mots permettant de comprendre ce qui s’est produit.</p>
<p>Lorsque Brigitte Lahaie dit : <strong>« J’ai des copines qui ont couché avec lui, mais elles n’ont pas porté plainte »</strong>, elle juxtapose deux catégories de relations qui peuvent être totalement différentes : des rapports consentis et les actes dénoncés par les plaignantes. C’est comme si elle raisonnait ainsi : <em>certaines femmes ont eu une relation sexuelle avec lui sans se considérer victimes, donc les autres ne devraient pas se considérer victimes non plus</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>« Il ne faut pas rester dans une position de victime »</strong></li>
</ul>
<p>Quant à l’idée qu’il ne serait « pas correct de rester victime », elle confond deux choses : avoir été victime d’un acte et faire de la victimité toute son identité. On peut chercher à se reconstruire tout en demandant justice. Porter plainte ne signifie pas nécessairement vouloir rester enfermée dans la souffrance. Cela peut aussi servir à faire reconnaître les faits, à rendre à l’auteur présumé la responsabilité de ses actes et à protéger éventuellement d’autres personnes.</p>
<p>Le raisonnement suggéré est le suivant : ces femmes auraient peut-être accepté une relation sexuelle, puis, des années plus tard, sous l’influence des discours contemporains sur les violences sexuelles, elles auraient interprété cette expérience comme un abus. Mais cette analyse évite une question essentielle : à quoi avaient-elles réellement consenti ? Une femme peut avoir accepté de rencontrer un homme, de l’embrasser, de se déshabiller ou même de commencer une relation sexuelle, sans avoir consenti à tous les actes qui ont suivi. Elle peut avoir été surprise par un geste, immobilisée, brutalisée, pénétrée d’une manière qu’elle n’avait pas acceptée ou confrontée à la poursuite du rapport malgré son refus, son silence ou sa sidération. Comprendre après plusieurs années que certains actes n’étaient pas consentis ne signifie donc pas nécessairement transformer un regret en agression. Cela peut signifier que la personne ne disposait pas, au moment des faits, des mots, des connaissances ou de la sécurité psychique nécessaires pour identifier ce qu’elle avait subi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Brigitte Lahaie affirme également que, pour être libre, une femme ne devrait pas rester dans une position de victime et qu’elle devrait avant tout « travailler sur elle-même ». Présentée ainsi, cette injonction paraît valoriser la reconstruction. Pourtant, elle risque de faire peser une nouvelle responsabilité sur la personne ayant subi les faits : après avoir éventuellement supporté la violence, elle devrait maintenant rapidement la dépasser, sans trop déranger, sans demander trop longtemps réparation et sans se définir comme victime. Or, reconnaître que l’on a été victime ne signifie pas renoncer à sa liberté. C’est parfois au contraire une étape nécessaire pour la retrouver. Une personne peut dire : « J’ai été victime de cet acte », sans dire : « Je ne suis rien d’autre qu’une victime. » Elle peut chercher à avancer tout en portant plainte, en demandant justice ou en souhaitant que la responsabilité de l’auteur soit reconnue.</p>
<p>La plainte ne garantit pas la guérison, mais personne ne devrait prétendre décider à la place d’une victime de ce dont elle a besoin pour se reconstruire.</p>
<p>Opposer la justice au travail sur soi constitue donc une fausse alternative. Une personne peut entreprendre un travail thérapeutique, retrouver sa liberté et, en même temps, souhaiter que les faits soient examinés par la justice.</p>
<p>Le risque de ce discours est finalement de renverser la charge morale : au lieu d’interroger celui qui aurait franchi les limites d’une femme, on demande à celle-ci pourquoi elle interprète ainsi son expérience, pourquoi elle parle si tard et pourquoi elle ne passe pas plus rapidement à autre chose.</p>
<p>Ce n’est plus l’auteur présumé qui doit répondre de ses actes. C’est la femme qui doit justifier son ressenti, son silence, sa plainte et la durée de sa souffrance. Se reconnaître victime d’un acte n’est pas choisir de rester victime toute sa vie. La victime, surtout lorsqu’elle est jeune et face à une célébrité admirée, peut longtemps douter de sa propre perception.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Certaines femmes ont pu connaître des rapports « un peu, voire carrément violents », parfois douloureux</strong></li>
</ul>
<p>Brigitte Lahaie affirme que certaines femmes ont pu connaître des rapports « un peu, voire carrément violents », parfois douloureux, et que ces expériences contribueraient à leur construction et leur permettraient de « devenir une femme ». Ce discours transforme la violence sexuelle en une expérience presque normale, voire formatrice. Comme si devenir une femme supposait nécessairement d’apprendre à endurer la douleur, la brutalité ou des actes que l’on n’avait pas réellement désirés. Or, une femme ne se construit pas grâce à la violence qui lui est imposée. Elle peut être obligée de se reconstruire après celle-ci, ce qui est très différent.</p>
<p>Cette confusion est fondamentale. Dire qu’une personne a réussi à survivre, à avancer ou à donner un sens à une expérience pénible ne signifie pas que cette expérience était nécessaire, acceptable ou bénéfique. La résilience ne transforme pas rétrospectivement la violence en étape éducative.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et vous, qu&rsquo;en pensez-vous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Discutons autour du consentement : drague lourde ou bien violence sexuelle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 13:07:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici une discussion autour du thème Quand désirer ne signifie pas toujours consentir ! &#160; Et vous, qu&#8217;en pensez-vous ?</p>
<p>Cet article <a href="https://chrystelebourely.com/discutons-autour-du-consentement-drague-lourde-ou-violence-sexuelle/">Discutons autour du consentement : drague lourde ou bien violence sexuelle ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://chrystelebourely.com">Chrystèle Bourély</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une discussion autour du thème</p>
<h2><strong>Quand désirer ne signifie pas toujours consentir !</strong></h2>
<div style="width: 1140px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-2440-1" width="1140" height="641" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2026/08/Desirer-nest-pas-toujours-consentir.mp4?_=1" /><a href="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2026/08/Desirer-nest-pas-toujours-consentir.mp4">https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2026/08/Desirer-nest-pas-toujours-consentir.mp4</a></video></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et vous, qu&rsquo;en pensez-vous ?</strong></p>
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		<title>Comprendre le psychotrauma</title>
		<link>https://chrystelebourely.com/comprendre-le-psychotrauma/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 12:57:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[consentement]]></category>
		<category><![CDATA[traumatisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Des mécanismes psychologiques et psychotraumatiques mal connus Certains mécanismes psychologiques, qui parfois amènent à minimiser, nier ou écarter d’emblée des accusations visant une personne admirée, sont mal connus. Pourquoi est-il parfois si difficile d’envisager que quelqu’un que l’on apprécie ait pu commettre des actes graves ?  Lorsqu’une personnalité admirée est accusée de violences sexuelles, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Des mécanismes psychologiques et psychotraumatiques mal connus</strong></h2>
<p>Certains mécanismes psychologiques, qui parfois amènent à minimiser, nier ou écarter d’emblée des accusations visant une personne admirée, sont mal connus.</p>
<p><strong>Pourquoi est-il parfois si difficile d’envisager que quelqu’un que l’on apprécie ait pu commettre des actes graves ? </strong></p>
<p>Lorsqu’une personnalité admirée est accusée de violences sexuelles, certains de ses fans refusent catégoriquement d’envisager qu’elle ait pu commettre les faits qui lui sont reprochés.</p>
<p>Pour eux, cet artiste talentueux, sympathique ou généreux « ne peut pas avoir fait cela », comme si l’affection ou l’admiration permettait de connaître une personne dans son intimité.</p>
<ul>
<li><strong>« Il n’avait pas besoin de violer, puisqu’il pouvait avoir toutes les femmes qu’il voulait »</strong></li>
</ul>
<p>Parmi les réactions destinées à défendre une personnalité mise en cause, on entend souvent : « Il n’avait pas besoin de violer. Il était séduisant, célèbre, admiré, il pouvait avoir toutes les femmes qu’il voulait.</p>
<p>Cet argument paraît logique seulement si l’on imagine que le viol est commis par un homme qui ne parvient pas à avoir de relations sexuelles consenties. Or, une personne peut avoir de nombreuses relations consenties et néanmoins imposer un acte sexuel à quelqu’un qui ne le souhaite pas.</p>
<p>Dire « il n’avait pas besoin de violer » revient donc à déplacer la question. Personne n’a jamais besoin de violer. La vraie question est de savoir si, dans une situation donnée, la volonté de l’autre a été respectée.</p>
<p>Le consentement <strong>ne porte pas globalement sur “une relation sexuelle”</strong>. Il porte sur des actes précis et sur la manière dont ils sont réalisés. Une personne peut avoir accepté d’embrasser quelqu’un, de se déshabiller ou d’avoir un rapport sexuel, sans avoir consenti à une pénétration particulière, à un acte brutal, à l’absence de préservatif. Elle peut également changer d’avis au cours du rapport.</p>
<p>Dire qu’une femme était consentante ne suffit donc pas.</p>
<p>La véritable question est : <strong>à quoi avait-elle consenti exactement ? </strong>Une personne peut accepter une rencontre, entrer volontairement dans une chambre, se déshabiller ou commencer une relation sexuelle. Cela ne signifie pas qu’elle accepte par avance tous les actes que l’autre pourrait décider de lui imposer. Le consentement n’est ni général ni illimité. Il concerne un acte précis, accompli d’une certaine manière, à un moment donné. Avoir consenti à un rapport sexuel ne signifie pas avoir consenti à une pénétration différente, à un acte brutal, à une pratique non annoncée ou à un geste réalisé par surprise. Le consentement peut également être retiré à tout moment. C’est pourquoi l’argument selon lequel un homme célèbre « n’avait pas besoin de violer », puisqu’il pouvait facilement avoir des relations consenties, passe à côté de l’essentiel. Il est tout à fait possible qu’une femme ait initialement désiré une relation avec lui, mais qu’elle n’ait pas désiré certains actes qu’il aurait ensuite imposés.</p>
<p>La question décisive est la suivante : <strong>« Avait-elle librement consenti à cet acte-là, de cette manière-là, à ce moment-là ? » </strong>Une personne n’a pas à refuser toute relation pour pouvoir être victime d’un viol. Elle peut avoir dit oui à certaines choses et non à d’autres. Consentir à une personne ne revient jamais à consentir à tout ce qu’elle souhaite faire. Tous les actes sexuels imposés ne reçoivent pas automatiquement la qualification de <strong>viol</strong>. En droit français, le viol suppose notamment un acte de pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital ou bucco-anal commis par violence, contrainte, menace ou surprise. Cette explication permet surtout de préserver l’image rassurante de la personne mise en cause et d’éviter de regarder les faits allégués.</p>
<ul>
<li><strong>Ces femmes qui ont porté plainte des années plus tard ne sont pas crédibles !</strong></li>
</ul>
<p>Porter plainte pour des violences sexuelles est déjà difficile. Cela peut l’être davantage encore lorsque la personne mise en cause est célèbre, admirée et entourée d’une image publique très positive. Une jeune femme peut se retrouver face à quelqu’un qu’elle connaît depuis longtemps à travers ses chansons, ses films ou ses apparitions médiatiques. Elle a peut-être rêvé de le rencontrer. Elle peut être impressionnée par sa notoriété, son assurance et son pouvoir de séduction. Cette différence de statut peut rendre plus difficile l’expression d’un refus, mais aussi la compréhension de ce qui vient de se passer. Après les faits, elle peut se demander : « Est-ce que j’ai mal compris ? »; « Puisque j’avais accepté de le rencontrer, avais-je encore le droit de refuser ? » ; « Est-ce vraiment une violence, ou est-ce simplement ainsi que se déroulent les relations sexuelles ? » ; « Suis-je trop sensible ? » ; « Qui me croira face à une personnalité aussi appréciée ? ».</p>
<p>La victime peut d’autant plus douter qu’elle avait initialement désiré la rencontre ou accepté certains gestes. Elle peut avoir consenti à embrasser cet homme, à le suivre dans une chambre ou à commencer une relation sexuelle, sans avoir consenti à certains actes, à leur brutalité ou à la manière dont ils lui ont été imposés. Or, lorsque la relation commence de manière consentie, il peut être particulièrement difficile de reconnaître que la suite ne l’était plus. La personne peut se dire qu’elle n’a pas suffisamment résisté, qu’elle aurait dû partir, crier ou se défendre. Elle ignore parfois que la sidération peut empêcher toute réaction et que l’absence de lutte ne signifie pas l’existence d’un consentement. La célébrité de l’homme renforce encore le doute. La jeune femme peut se demander comment un homme aussi aimé, aussi entouré et semblant avoir accès à de nombreuses partenaires aurait pu commettre une violence sexuelle. Elle peut alors remettre en cause ce qu’elle a vécu plutôt que l’image publique de celui qui lui a fait face.</p>
<p>Porter plainte, c’est aussi prendre le risque de se confronter à ses admirateurs, à la presse, aux réseaux sociaux et à tous ceux qui pensent connaître la célébrité parce qu’ils apprécient son œuvre. La plaignante peut craindre d’être accusée de mentir, de rechercher l’attention, l’argent ou la notoriété. Elle sait parfois qu’elle devra justifier chacun de ses comportements : pourquoi elle l’a rencontré, pourquoi elle l’a suivi, pourquoi elle n’est pas partie, pourquoi elle a gardé le silence et pourquoi elle parle seulement plusieurs années plus tard. Ce silence ne prouve pourtant pas que les faits n’ont pas existé. Il peut au contraire témoigner du temps nécessaire pour comprendre, nommer et accepter ce que l’on a vécu. Une victime jeune ne dispose pas toujours des repères lui permettant d’identifier immédiatement une violence. Elle peut avoir intégré l’idée que certaines brutalités seraient normales, que les femmes doivent s’adapter au désir masculin ou qu’un rapport sexuel commencé ne peut plus être interrompu. Elle peut ainsi minimiser les faits pendant des années avant de comprendre que son malaise, sa peur ou son sentiment d’avoir été utilisée avaient une signification.</p>
<p><strong>Reconnaître tardivement une violence</strong> ne signifie donc pas réinventer son passé. Cela peut signifier que la personne a enfin acquis les mots, les connaissances et la distance nécessaires pour se demander : <strong>« À quoi avais-je réellement consenti ? »</strong></p>
<p>L’admiration collective peut ainsi renforcer le silence. Parler ne revient pas seulement à révéler des faits : cela revient aussi à <strong>menacer l’image d’un homme aimé</strong> et l’équilibre de toute une famille. On retrouve un mécanisme comparable lorsque des fans refusent d’envisager qu’une célébrité admirée ait pu commettre des violences. Ils opposent à la parole des plaignantes l’image qu’ils connaissent : celle d’un homme séduisant, talentueux, sympathique ou apprécié de son entourage. Mais connaître le visage public d’une personne, ou même avoir eu avec elle une relation positive, ne permet pas de savoir comment elle s’est comportée avec quelqu’un d’autre, dans une autre situation. Une personne peut être admirée par beaucoup et avoir néanmoins fait du mal à quelqu’un. <strong>Ces deux réalités peuvent coexister. </strong>Une personne peut être admirée par sa famille, paraître droite et affectueuse, tout en ayant eu des comportements profondément inappropriés envers un enfant. L’image positive que les autres conservent de lui n’annule pas mon expérience.</p>
<p>C’est précisément cette coexistence qui rend la parole si difficile : la victime ne s’oppose pas seulement à un homme, mais à une réputation, à des souvenirs familiaux et parfois à une véritable figure de respectabilité.</p>
<p>Les fans ne défendent pas seulement un homme, ils défendent l’image qu’ils ont construite de lui. Patrick Bruel est associé, pour beaucoup, aux chansons d’amour, à la sensibilité, au romantisme, aux souvenirs de jeunesse. Alors, envisager qu’il ait pu avoir des comportements violents dans l’intimité crée une contradiction difficile à supporter. Certains préfèrent donc protéger l’image du chanteur plutôt que regarder les faits qui lui sont reprochés. Pour ses fans, il n’est pas seulement un homme mis en cause. Il est le chanteur des chansons d’amour, celui qui a accompagné leur jeunesse, leurs histoires sentimentales et leurs souvenirs. Son image est associée à la tendresse, au romantisme et à la sensibilité. Admettre qu’un homme ayant chanté l’amour puisse être accusé de violences sexuelles produit alors une contradiction difficile à accepter. Certains fans ne défendent peut-être pas uniquement la personne réelle, qu’ils ne connaissent pas intimement. Ils défendent aussi ce qu’elle représente dans leur propre histoire. C’est ce qui rappelle le déni familial face à l’inceste.</p>
<p>Mais une image publique ou familiale ne donne jamais accès à toute la personne. Un homme peut chanter l’amour sans toujours respecter le consentement. Un grand-père peut être admiré par sa famille tout en ayant eu des comportements graves dans l’intimité. Dans les deux cas, l<strong>a parole de la victime</strong> vient troubler une histoire rassurante. Elle oblige les autres à accepter que l’homme admiré ait pu avoir une autre facette. Et c’est parfois cette contradiction, plus encore que les faits eux-mêmes, que certains refusent de regarder.</p>
<p>Ils ne défendent pas seulement un homme : ils défendent l’histoire affective qu’ils ont construite autour de lui.</p>
<p>Si certaines personnes pensent ‘ce n’est pas <strong>un monstre</strong>, donc c’est impossible’, c’est aussi parce qu’on a longtemps eu une vision fausse du violeur, mais aussi une vision incomplète du consentement. Par exemple, certaines personnes ont une idée fausse du consentement, en pensant que l’absence de refus vaut accord. Cela explique pourquoi l’éducation à ce sujet est essentielle.</p>
<p>Ce qui rend les violences sexuelles <strong>si difficiles à entendre</strong>, ce n’est pas seulement leur gravité. C’est aussi l’identité de ceux qui les commettent. Nous aimerions croire qu’un violeur est forcément quelqu’un de facilement identifiable. Quelqu’un qui inspire immédiatement la méfiance. Mais la réalité est souvent tout autre. Un violeur peut être un mari aimant, un père admiré, un oncle attentionné, un ami fidèle, un collègue apprécié, un professeur respecté ou un artiste que l’on admire depuis des années. C’est précisément pour cette raison que l<strong>a parole des victimes dérange</strong> autant. Parce qu’elle <strong>entre en collision avec l’image que nous avons construite de la personne</strong> mise en cause. Alors, plutôt que d’affronter cette contradiction, beaucoup préfèrent remettre en question la victime. On entend alors : « Je le connais, il ne ferait jamais ça. » « Il a toujours été gentil avec moi. » « C’est quelqu’un de bien. » Mais ce n’est pas parce qu’une personne a été bienveillante avec vous qu’elle n’a pas pu être violente avec quelqu’un d’autre. C’est une réalité que nous avons encore du mal à accepter : un violeur est souvent quelqu’un de parfaitement intégré, aimé de son entourage, parfois même admiré. Il est souvent plus confortable de protéger cette image que d’affronter l’éventualité qu’elle soit incomplète ou fausse. Ecouter les plaignantes ne signifie pas condamner, ça veut dire souhaiter accorder une place à la parole.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi penser que la plainte tardive ne serait « pas crédible » ?</strong></p>
<p>Il existe un <strong>choc cognitif</strong> quand une figure admirée est mise en cause. Il me semble bon d’expliquer trois mécanismes psychiques. La sidération : « je n’arrive pas à croire ». La dissociation : « je sépare l’image publique des faits évoqués ». Et la loyauté affective : « remettre en cause l’idole me coûterait trop ».</p>
<p>D’abord, beaucoup de victimes doutent de ce qu’elles ont vécu, surtout si la personne est admirée ou respectée. Elles se disent : « J’ai mal compris, j’exagère, c’est peut-être moi ».</p>
<p>Ensuite, il y a <strong>la sidération</strong>. Pendant l’agression, tu ne cries pas, tu ne te débats pas, non pas par choix, mais parce que ton cerveau se met en mode survie. Mais comme on ne sait pas ça, on se sent coupable : « Si je ne me suis pas défendue, c’est que ce n’était pas une agression ». Cette culpabilité enferme et retarde la parole, parfois pendant des années.</p>
<p>Et quand enfin, on comprend ce qu’est la sidération et qu’on met des mots, un autre obstacle surgit : « Personne ne va me croire, surtout s’il est célèbre ». Et là, il y a la peur d’être attaqué par les fans, de se faire humilier publiquement. Donc non, ce n’est pas un retard qui discrédite ; c’est souvent la conséquence directe du traumatisme. C’est un point important qui ajoute une couche de confusion souvent mal comprise. La sidération vient aussi du contraste brutal. En quelques secondes, quelqu’un perçu comme gentil ou admiré adopte un comportement de prédateur. Et juste après, il peut redevenir comme avant, souriant, normal. Pour la victime, c’est vertigineux : « ce qui vient de se passer est-il réel ? Est-ce que j’ai mal interprété ? » Cette oscillation perçue entre violence et normalité brouille les repères et retarde la prise de conscience. Et c’est d’ailleurs encore plus déstabilisant quand la personne est une célébrité ou une figure appréciée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Écouter une victime ne signifie pas renoncer à la <strong>présomption d’innocence</strong>. Cela signifie accepter une vérité simple : nous ne savons pas tout des personnes que nous aimons. La plupart des victimes ne cherchent pas à détruire un homme puissant, un père de famille, un ami ou un artiste admiré. La réalité est plutôt qu’elles prennent un risque immense en parlant. Elles savent qu’elles seront jugées, soupçonnées, parfois insultées. Pourtant, elles parlent quand même. Peut-être que le premier réflexe ne devrait pas être de défendre l’image que nous avons d’une personne. Peut-être devrait-il être d’écouter celle qui trouve enfin la force de raconter ce qu’elle a vécu.</p>
<p>Sachant que le violeur est, la plupart du temps, parmi les gens qu’on connaît, on va avoir beaucoup plus de mal à porter plainte contre elle. Imaginons qu’il s’agisse d’une idole, un chanteur ou bien un parent, un proche avec qui on a déjà des liens affectueux, on ne comprend pas. Et ce n’est pas parce que la personne n’est par ailleurs tout à fait aimable qu’elle ne peut pas avoir deux visages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notre difficulté à accepter qu’une personne puisse avoir plusieurs facettes, et que cette difficulté alimente le déni, la confusion et parfois le silence. Par exemple, beaucoup de gens imaginent un agresseur comme un monstre. Dans la réalité, de nombreuses victimes décrivent une personne capable de gentillesse et d’affection. Cela ne prouve rien en soi, mais que c’est justement cette ambivalence qui rend les choses si confuses. Dans mon expérience, ce qui m’a le plus déstabilisé, ce n’est pas seulement l’agression, c’est qu’après, la personne s’est comportée comme si de rien n’était. Cette alternance m’a fait douter de moi. Reconnaître qu’une personne nous a fait du mal ne veut pas dire qu’elle n’a jamais eu de qualités, et inversement, avoir de l’affection n’efface pas les faits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant des années, j’ai cherché pourquoi j’allais mal. Ma mère voulait que j’aille mieux, on ne pensait pas que ça pourrait venir de certaines dynamiques familiales. Ce n’était pas un secret caché, c’était quelque chose qu’on n’arrivait pas à voir. Je ressentais les conséquences, mais je n’en comprenais pas l’origine. J’avais les effets, mais pas la clé de lecture. C’est pour ça que beaucoup de gens peuvent raconter des scènes de leur enfance sans réaliser ce qui se jouait. Jusqu’au jour où, avec de nouveaux repères, ces mêmes souvenirs prennent un sens différent. Je n’avais pas oublié les faits, ce qui me manquait, c’était la compréhension de ce qu’ils représentaient. Je n’avais pas la clé de lecture. Je n’avais pas encore les outils pour comprendre ce que c’était. Les faits étaient là, mais il me manquait le cadre pour comprendre. Je n’avais pas le décodeur : ce n’était pas un refus de voir, c’était une impossibilité de comprendre.</p>
<p>Je peux proposer la « métaphore du puzzle » : les pièces, elles sont là, mais tant qu’elles sont dispersées, elles ne racontent rien. Pendant longtemps, je voyais des pièces éparpillées. Je me souvenais de certaines choses, je voyais des conséquences, mais je n’avais pas l’image d’ensemble. Ce n’est que quand j’ai trouvé la clé de lecture que ces pièces se sont assemblées. Et là, ce n’est pas un souvenir nouveau qui est apparu, c’est une compréhension. Je voyais, mais je n’avais pas la compréhension et le jour où la compréhension est arrivée, ce ne sont pas les pièces qui ont changé, c’est juste que l’image s’est révélée. Et c’est une manière très claire et audible d’expliquer ce que beaucoup de gens ne voient pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Elle n’a pas l’air traumatisée </strong></li>
</ul>
<p>Ce n’est pas parce qu’une personne continue à interagir normalement que le traumatisme n’existe pas. Les réactions humaines sont souvent contre-intuitives et ne reflètent pas forcément ce qui se passe à l’intérieur. Bref, les comportements seuls ne peuvent pas servir de preuve dans un sens ou dans l’autre.</p>
<p><strong>Certaines victimes mettent des années avant de comprendre ce qu’elles ont vécu</strong>. Sous l’effet de la dissociation ou du déni, elles peuvent continuer à voir ou à parler à la personne, sans réaliser ou en minimisant. Ce n’est que plus tard, en mettant des mots, en comprenant les mécanismes, qu’elles peuvent envisager de porter plainte. Dans les situations d’inceste ou d’incestuel, l’enfant dépend de l’adulte pour vivre et grandir. Il ne peut pas s’éloigner, alors il s’adapte. Il peut continuer à aimer, à parler, à partager des moments, tout en étant victime. Cette coexistence peut sembler incompréhensible vue de l’extérieur, mais elle est au cœur de la dynamique familiale et des mécanismes de survie. Et c’est exactement pour ça qu’on ne peut pas déduire de l’absence de violence du simple fait que la relation continue. Le lien est imposé par la dépendance et l’attachement, et ça rend les réactions encore plus complexes.</p>
<p>Dans le monde professionnel, il y a souvent des contraintes très concrètes qui font qu’on ne peut pas simplement couper le lien. Dire « je ne veux plus travailler avec lui » peut signifier perdre son poste, sa carrière ou devoir révéler des faits intimes pour lesquels on n’est pas prêt. Comme dans l’inceste, il y a une dépendance, ici économique ou professionnelle, qui peut empêcher de rompre le contact. Ce maintien du lien ne signifie pas que la violence n’a pas eu lieu. Il peut simplement refléter une absence d’alternative perçue à ce moment-là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’espère que cet article vous aura été utile<strong>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Brigitte Lahaie parle de l&#8217;affaire Bruel : des propos à côté de la plaque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 13:09:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Après visionnage d&#8217;une interview de Brigitte Lahaie, retranscrite en partie dans cet article,  j&#8217;ai eu envie de réagir. J&#8217;ai souhaité intervenir sur les propos tenus (non sur les personnes). &#160; &#160; &#160; View this post on Instagram &#160; &#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Après visionnage d&rsquo;une <a href="https://youtu.be/QC75nVnnPEQ?si=RBrhPRANnIB43kZT"><strong>interview</strong></a> de Brigitte Lahaie, retranscrite en partie dans <a href="https://www.parismatch.be/actualites/people/2026/07/25/affaire-patrick-bruel-brigitte-lahaie-livre-un-avis-bien-tranche-et-peu-commun-ce-nest-pas-porter-plainte-qui-va-faire-quon-va-se-sentir-mieux-KKOTIRTI5NGARG55DKIXFPZBMQ/"><strong>cet article</strong></a>,  j&rsquo;ai eu envie de réagir.</p>
<p>J&rsquo;ai souhaité intervenir sur les propos tenus (non sur les personnes).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="Bruel est (présumé) innocent !" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/niF7LJf2JL0?start=13&amp;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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</blockquote>
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<p><iframe title="Suzane - Je t&amp;apos;accuse (Clip officiel)" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/U3_djdjsI5Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>SEP (sclérose en plaques) et vie affective</title>
		<link>https://chrystelebourely.com/sep-sclerose-en-plaques-et-vie-affective/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 00:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La SEP]]></category>
		<category><![CDATA[vie affective]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vivre avec une maladie chronique Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une sclérose en plaques, d&#8217;une endométriose, d&#8217;une maladie de Crohn ou d&#8217;un cancer ou de toute autre maladie chronique, la relation à l&#8217;autre peut en être impactée. &#160; Isolement social et solitude Pour peu que la maladie ait été diagnostiqué tardivement ou bien que la pathologie engendre des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Vivre avec une maladie chronique</strong></h2>
<p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une sclérose en plaques, d&rsquo;une endométriose, d&rsquo;une maladie de Crohn ou d&rsquo;un cancer ou de toute autre maladie chronique, la relation à l&rsquo;autre peut en être impactée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Isolement social et solitude</strong></h2>
<p>Pour peu que la maladie ait été diagnostiqué tardivement ou bien que la pathologie engendre des handicaps qui nous amènent à vouloir se mettre à l&rsquo;écart, l&rsquo;isolement social et la solitude peuvent vite arriver.</p>
<p>Faire face à la modification de notre état peut être douloureux psychologiquement.</p>
<p>De soi-même on peut préférer chercher à s&rsquo;isoler, de peur par exemple d&rsquo;être un « boulet » pour ses proches. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un cercle vicieux car plus on s&rsquo;isole des autres et plus on a peur d&rsquo;aller vers eux alors que c&rsquo;est à ce moment-là qu&rsquo;on peut ressentir le plus besoin de chaleur humaine.</p>
<p><a href="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2372" src="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-300x300.jpg 300w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-150x150.jpg 150w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-510x510.jpg 510w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-270x270.jpg 270w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-192x192.jpg 192w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-180x180.jpg 180w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne-32x32.jpg 32w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2024/12/cropped-sepienne.jpg 512w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<h2></h2>
<h2><strong>Moyens de sortir  de cette dynamique</strong></h2>
<p>En tout 1er lieu, il faut être conscient de son comportement de repli (moyen de défense bien souvent) et de son besoin de relation affective.</p>
<p>Ensuite il faut pouvoir en parler autour de soi.</p>
<p>Selon moi, la plus grosse difficulté est d&rsquo;accepter son état de santé et d&rsquo;arrêter de s&rsquo;auto juger car bien souvent les autres ne nous voient pas comme nous on se l&rsquo;imagine.</p>
<p>Il est important de parler de ses difficultés réelles  : à ses proches, à son médecin, à son aide de vie, à ses amis &#8230;</p>
<p>Ensuite, il est bon de se faire aider pour trouver des solutions pratiques à ses difficultés.</p>
<p>Pour la SEP, par exemple, certaines personnes peuvent s&rsquo;interdire de sortir de peur d&rsquo;avoir des envies impérieuses d&rsquo;uriner. La solution pourra être alors de porter une protection urinaire et ou bien d&rsquo;anticiper en se renseignant sur les wc présents à proximité du lieu du rendez-vous.</p>
<p>Concernant la fatigue chronique, si vous êtes entourée d&rsquo;amis compréhensibles et non ignorantes des symptômes de la maladie, ils sauront vous prendre comme vous êtes car ils savent que vous n&rsquo;y pouvez rien ! La fatigue peut vous submerger à n&rsquo;importe quel moment et vous obliger à annuler un rendez-vous à la dernière minute.</p>
<p>Et vous, voyez-vous d&rsquo;autres solutions à proposer ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La canicule est « mortelle » pour les personnes qui souffrent de sclérose en plaques !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 21:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La SEP]]></category>
		<category><![CDATA[Uhthoff]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; OK, je vous rassure tout de suite, quand je dis que les fortes températures sont « mortelles » pour les personnes atteintes de la sclérose en plaques. Il faut entendre ça dans le sens de « très difficile à vivre » ! Avez-vous déjà entendu parler du phénomène d&#8217;Uhthoff ? &#160; Le phénomène d’Uhthoff  Il correspond à la survenue [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2025/07/sep-canicule.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2113" src="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2025/07/sep-canicule.jpg" alt="" width="604" height="889" srcset="https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2025/07/sep-canicule.jpg 604w, https://chrystelebourely.com/wp-content/uploads/2025/07/sep-canicule-204x300.jpg 204w" sizes="(max-width: 604px) 100vw, 604px" /></a></p>
<p>OK, je vous rassure tout de suite, quand je dis que les fortes températures sont « mortelles » pour les personnes atteintes de la sclérose en plaques.</p>
<p>Il faut entendre ça dans le sens de « très difficile à vivre » !</p>
<p><strong>Avez-vous déjà entendu parler du phénomène d&rsquo;Uhthoff ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong><span class="patient">Le phénomène d’Uhthoff</span> </strong></h2>
<p>Il correspond à l<strong>a survenue transitoire de </strong><span class="patient"><strong>symptômes</strong> liés à la sclérose en plaques</span> lorsque l<strong>a température du corps augmente</strong>.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas d’une poussée puisqu&rsquo;il disparaît avec la baisse de la température.</p>
<p>Un ophtalmologue allemand, <strong>Wilhelm Uhthoff</strong>, a été l’un des premiers à décrire, à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle, ce phénomène.</p>
<p>Il se caractérise par la survenue de troubles / de symptômes en cas d’élévation de la température corporelle : <strong>apparition de troubles nouveaux</strong> ou bien (le plus souvent) <strong>de troubles déjà apparus</strong> à l’occasion d’une poussée.</p>
<p>Par exemples :</p>
<p>&#8211; un patient qui a déjà fait une névrite optique peut avoir des troubles de la vision</p>
<p>&#8211; chez d’autres personnes, ce sont des troubles sensitifs tels que des fourmillements, des picotements, des engourdissements ou encore une sensibilité accrue et désagréable, voire douloureuse, de la peau</p>
<p>&#8211; plus rarement, le phénomène d’Uhthoff entraîne des symptômes moteurs, tels une faiblesse musculaire</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Non, ce n&rsquo;est pas une « poussée » !</strong></h2>
<p>La survenue de ces troubles et symptômes est toujours transitoire : ils s’estompent dès que la température du corps baisse, sans laisser de séquelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="h3-lite-black">Pourquoi le <span class="patient">phénomène d’Uhthoff</span> survient-il ?</h2>
<p>L’élévation de la <strong>température du corps</strong> entraîne une <strong>altération accrue de la conduction nerveuse</strong> au niveau des zones de démyélinisation au sein du système nerveux central. Ceci a pour effet de ralentir l’influx nerveux et donc la survenue des symptômes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="h3-lite-black">En dehors de la canicule, quelles sont les situations qui peuvent favoriser le <span class="patient">phénomène d’Uhthoff</span> ?</h2>
<p>L’élévation de la température peut être provoquée par des causes externes ou bien internes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Les causes externes</strong></h3>
<p>Lorsque la température de l&rsquo;air est élevée, en été, elle entraîne une augmentation de la température corporelle. C’est ce qui explique que nous transpirons, dans le but de réguler la température interne.</p>
<p>Hormis les fortes températures de l&rsquo;air, la prise de bain ou de douche chaudes, ou bien encore la visite de sauna ou de hammam conduit au même effet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Les causes internes</strong></h3>
<p>Parmi les causes internes, on trouve l&rsquo;élévation de la température du corps en cas de fièvre, à la suite d’une infection par exemple, ou bien lors d’une activité physique prolongée et/ou intense.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>La fatigue</strong></h3>
<p>Le phénomène d’Uhthoff est davantage susceptible de survenir chez les personnes fatiguées et/ou stressées qui sont dans le même temps exposées à une élévation de leur température corporelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="h3-lite-black">Le <span class="patient">phénomène d’Uhthoff</span> est-il automatique ?</h2>
<p>De 60 % à 80 % des personnes atteintes d’une sclérose en plaques pourraient connaître, au cours de leur vie, l’apparition ou l’exacerbation de symptômes, en raison d’une élévation de la température de leur corps.</p>
<p>Sa survenue n’est pas liée au stade d’évolution de la SEP. Ainsi, une personne atteinte par la maladie depuis très longtemps peut ne jamais faire un phénomène d’Uhthoff, alors qu&rsquo;un malade récemment diagnostiqué peut éprouver un tel phénomène.</p>
<p>Ce n&rsquo;est donc pas automatique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="h3-lite-black">Comment réagir en cas de <span class="patient">phénomène d’Uhthoff</span> ?</h2>
<p>L’objectif est de<strong> faire baisser la température du corps</strong>.</p>
<p>Il est conseillé de se mettre dans une pièce climatisée en cas de fortes chaleurs extérieures.</p>
<p>A défaut, de prendre une douche froide, de boire de l’eau, d&rsquo;appliquer sur le corps, enveloppés dans un tissu, des glaçons.</p>
<p>En période de fortes chaleurs, il est conseillé de porter des vêtements légers et de réserver la pratique des activités physiques aux périodes les plus fraîches de la journée (tôt le matin ou tard le soir).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="h3-lite-black">Comment différencier le <span class="patient">phénomène d’Uhthoff</span> d’une <span class="patient">poussée</span> ?</h2>
<p>Les symptômes d’une poussée et d’un phénomène d’Uhthoff sont similaires. La seule chose qui différencie l’une de l’autre, c’est <strong>la durée</strong> de ces symptômes :</p>
<p>&#8211; lorsque ceux-ci disparaissent après le retour à une température corporelle normale, il faut penser au  phénomène d’Uhthoff.</p>
<p>&#8211; s&rsquo;ils persistent au-delà de 24 heures, il est probable qu’il s’agisse d’une poussée. Dans un tel cas, il est bon de prendre contact avec son neurologue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous savez maintenant pourquoi la grande majorité des personnes atteintes de sclérose en plaques supportent mal la chaleur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p class="bodytext"><span class="u">Dr Marie D&rsquo;hooghe:</span> « Dans le cas d&rsquo;une <span class="bold">SEP</span>, <strong>la conduction électrique dans certains <span class="bold">neurones</span> est altérée à cause de la destruction de la gaine de <span class="bold">myéline</span> qui les entoure</strong>. <strong>Quand la <span class="bold">température</span> dans le corps augmente</strong>, que ce soit à cause du <span class="bold">soleil</span>, d&rsquo;une séance de sport, de sauna ou de la fièvre, <strong>ce phénomène peut être accentué</strong>. Une élévation de la <span class="bold">température</span> peut même causer un blocage de la conduction électrique au sein de ces <span class="bold">neurones</span>. Or ce sont ces anomalies de conduction électrique qui sont, notamment, responsables des <span class="bold">symptômes</span>. »</p>
</blockquote>
<h6></h6>
<blockquote>
<p class="bodytext">« La <span class="bold">chaleur</span> n&rsquo;a pas d&rsquo;influence sur l&rsquo;évolution de la <span class="bold">sclérose en plaques</span>. En d&rsquo;autres termes, elle ne provoque pas de nouvelles <span class="bold">poussées</span> ni d&rsquo;aggravation de l&rsquo;évolution de la maladie. Par contre, elle augmente la fatigue des patients. Les symptômes liés aux troubles de l&rsquo;équilibre, aux troubles du système locomoteur (les mouvements), aux troubles de la vue, etc. peuvent temporairement s&rsquo;aggraver. Ce phénomène est transitoire: dès que le corps s&rsquo;est rafraîchi, les <span class="bold">symptômes</span> régressent et tout rentre dans l&rsquo;ordre en quelques heures. »</p>
</blockquote>
<p>Attention ! Il ne faut pas pour autant renoncer à toute forme de chaleur et notamment à une exposition au soleil.</p>
<h6></h6>
<blockquote>
<p class="bodytext">« Le <span class="bold">soleil</span> serait même plutôt bénéfique puisqu&rsquo;il permet à notre corps de faire le plein de vitamine D. Sans compter l&rsquo;impact positif des vacances sur le stress et la <span class="bold">fatigue!</span> De plus, certaines précautions peuvent être prises pour limiter l&rsquo;impact de la <span class="bold">chaleur</span> sur les <span class="bold">symptômes</span>:</p>
</blockquote>
<ul>
<li class="list_item">
<blockquote><p>partir hors saison</p></blockquote>
</li>
<li class="list_item">
<blockquote><p>opter pour des climats tempérés</p></blockquote>
</li>
<li class="list_item">
<blockquote><p>choisir un hôtel équipé d&rsquo;un système d&rsquo;air conditionné</p></blockquote>
</li>
<li class="list_item">
<blockquote><p>éviter de sortir durant les heures les plus chaudes</p></blockquote>
</li>
<li class="list_item">
<blockquote><p>prendre des bains ou des douches tièdes ou froides</p></blockquote>
</li>
<li class="list_item">
<blockquote><p>porter des vêtements clairs et légers, etc. »</p></blockquote>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pensez aussi à vous protéger la peau contre les UV et à bien vous hydrater !</p>
<p>Bon été au soleil !</p>
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		<title>Vidéos sur la pédocriminalité : il est temps d&#8217;ouvrir les yeux !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 20:05:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Voici plusieurs vidéos présentes sur youtube concernant la pédocriminalité et qui permettent de mieux comprendre &#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Voici plusieurs vidéos présentes sur youtube concernant la pédocriminalité et qui permettent de mieux comprendre</p>
<p><iframe title="INCESTE, PÉDOCRIMINALITÉ : &quot;LA RÉALITÉ LA PLUS DÉNIÉE DE L&#039;HISTOIRE&quot;" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/rChVKnZR4sQ?start=2776&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="Interview de Laetitia Ohnona | Pédocriminels, la traque | ARTE" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/rJTXgUulJ00?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe title="1 sur 5 le film contre la pédocriminalité" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/m2BcLFbu5IA?start=1549&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Vidéos sur l&#8217;inceste</title>
		<link>https://chrystelebourely.com/videos-sur-linceste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 23:27:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="#10 L’inceste il est temps de briser le tabou" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/-inGi4xTHNA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="Survivante de l’inceste | Sarah Briguet | TEDxMartigny" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/dzxgdGLdqWU?start=837&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="Inceste : une histoire de famille, un enjeu de société - C l’hebdo - 09/01/2021" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/ZIQAK9tHFQ4?start=81&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://chrystelebourely.com/videos-sur-linceste/">Vidéos sur l&rsquo;inceste</a> est apparu en premier sur <a href="https://chrystelebourely.com">Chrystèle Bourély</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mon avis sur l&#8217;affaire Depardieu</title>
		<link>https://chrystelebourely.com/mon-avis-sur-laffaire-depardieu/</link>
					<comments>https://chrystelebourely.com/mon-avis-sur-laffaire-depardieu/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 22:54:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://chrystelebourely.com/?p=2025</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Je vais vous donner mon avis sur l&#8217;affaire de Gérard Depardieu. Mon avis de femme et de juriste En tant qu&#8217;ancienne victime de violences sexuelles et femme moi-même, je peux me mettre à la place des personnes qui accusent l&#8217;acteur d&#8217;agression sexuelle. Et en tant que juriste (diplôme universitaire de sciences criminelles 2002 ;  [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://chrystelebourely.com/mon-avis-sur-laffaire-depardieu/">Mon avis sur l&rsquo;affaire Depardieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://chrystelebourely.com">Chrystèle Bourély</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Je vais vous donner mon avis sur l&rsquo;affaire de <strong>Gérard Depardieu</strong>.</p>
<h2><strong>Mon avis de femme et de juriste</strong></h2>
<p>En tant qu&rsquo;ancienne victime de violences sexuelles et femme moi-même, je peux me mettre à la place des personnes qui accusent l&rsquo;acteur d&rsquo;agression sexuelle.</p>
<p>Et en tant que juriste (diplôme universitaire de sciences criminelles 2002 ;  doctorat en droit privé 2011), je connais le principe de la présomption d&rsquo;innocence.</p>
<p>Mais quand on est face à des tas de femmes qui énoncent de nombreux faits semblant pouvoir être qualifiés d&rsquo;agressions sexuelles, il est important de prêter une écoute attentive à ces témoignages et non plus de vouloir continuer à les nier.</p>
<p><iframe title="Affaire Depardieu : onze femmes prennent la parole" width="1140" height="641" src="https://www.youtube.com/embed/71t2kzcL0AU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Personnellement, je n&rsquo;ai jamais fait partie de ces femmes qu&rsquo;on appelle des tricoteuses. À savoir que j&rsquo;ai toujours tenté de comprendre, de mettre à la place de l&rsquo;adulte qui passait à l&rsquo;acte.</p>
<p>Et. concernant mon histoire personnelle, à savoir le comportement de mon grand père envers l&rsquo;enfant que j&rsquo;étais (5 à 10 ans), j&rsquo;ai pu deviner à la lecture du livre écrit par mon oncle et ma tante sur notre famille que mon grand-père aurait lui-même été victime d&rsquo;abus sexuel pendant son enfance, puisqu&rsquo;il est clairement écrit qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas eu une enfance heureuse et qu&rsquo;il avait vite cherché à fuir sa famille et c&rsquo;était un ainsi engagé dans l&rsquo;armée.</p>
<p>Dans ce livre, mon grand-père est une personne vraiment admirée : pour mon oncle et ma tante, mes grands parents paternels étaient des gens vraiment très bien et qui s&rsquo;occupaient bien de leurs petits-enfants. En écrivant cela, ils oublient  ce que j&rsquo;ai vécu. Alors, j&rsquo;ai beau comprendre l&rsquo;amour qu&rsquo;ils portent à leur père, quand je lis que mon grand père avait su apporter toute son affection à ses petits enfants je peux me sentir blessée. Cela peut même me choquer, car c&rsquo;est nié ce que j&rsquo;ai vécu et les conséquences que ses gestes ont eu dans ma vie. Notamment 30 ans de TCA (troubles du comportement alimentaire) à ne peser que 40 kilos pour 1m66 &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>De nombreuses femmes témoignent</strong></h2>
<p>Ce vécu reprend vie lorsque j&rsquo;écoute le témoignage de ces femmes et je ne peux que les croire.</p>
<p>J&rsquo;ai lu aussi beaucoup sur la vie de Depardieu et notamment son enfance (dans son livre il parle que sa mère avait voulu avorter de lui &#8230;). Et puis il y a les paroles d&rsquo;autres acteurs/actrices : Sophie Marceau avait décrit ce comportement de prédateur sexuel pour le film « Police » mais aussi plus récemment l&rsquo;actrice Anouk GRINBERG dans son livre « Respect ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<h1 class="article__title">« Je l’ai vu mettre des mains aux fesses à des femmes, leur toucher les seins, le sexe tout en blaguant »</h1>
</blockquote>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/10/11/anouk-grinberg-dit-avoir-vu-gerard-depardieu-agresser-des-femmes_6193808_3224.html">(<strong>article</strong></a> paru dans <strong>Le Monde</strong>)</p>
<p><iframe title="Anouk Grinberg : “Les hommes rigolent derrière l&#039;enceinte de l&#039;impunité. Ça suffit.”" width="563" height="1000" src="https://www.youtube.com/embed/bYD6NpBY5-s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Le moyen de défense choisi par l&rsquo;avocat de Depardieu</strong></h2>
<p>L&rsquo;avocat de l&rsquo;acteur qualifie les femmes qui accusent l&rsquo;acteur de <strong>menteuses</strong> et d&rsquo;<strong>hystériques</strong>.</p>
<p>Il aurait pu plaider coupable et trouver comme circonstance atténuante le fait d&rsquo;avoir été encensé par l&rsquo;entourage lorsqu&rsquo;il faisait des blagues salaces et se permettait de « tripoter ».</p>
<p>La vérité selon moi est bien que si au lieu de rire, l’entourage lui avait mis un stop dès le début, il n’en serait peut-être pas là. Mais aurait-il été le Depardieu des « Valseuses » ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Toutes les femmes ne sont pas des « tricoteuses »</strong></h2>
<p>Pour les personnes qui l&rsquo;ignorent, le terme de « tricoteuse » provient du temps où les femmes tricotaient pendant qu&rsquo;elles attendaient la mise à mort des personnes condamnées.</p>
<p>Je ne pense pas qu&rsquo;il soit interdit de condamner certains agissements de l&rsquo;acteur et de reconnaître l&rsquo;immense talent qu&rsquo;il a en tant qu&rsquo;acteur. Mais force est de constater que son comportement, même s&rsquo;il l&rsquo;a fait connaître en tant que « monstre sacré »  en vient à lui nuire maintenant.</p>
<p>Mais selon moi une condamnation ne pourrait que lui être profitable car il devra alors se faire suivre par un psy pour son comportement vis-à-vis de certaines femmes</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Un homme de pouvoir</strong></h2>
<p>A ce que j&rsquo;ai compris, il n&rsquo;est pas le même avec des femmes « de pouvoir » qu&rsquo;avec des femmes faisant partie du « décor » (figurantes, habilleuses ..).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Une question d&rsquo;impunité</strong></h2>
<p>Si je transcris cette affaire à d&rsquo;autres situations je me dis que l&rsquo;impunité permet à des agissements délictuels voire parfois criminels de perdurer.</p>
<p>A ce jour personne ne sait si Gérard Depardieu va être condamné ou pas mais il est vraiment souhaitable pour la société dans laquelle on vit que de tels faits soient punis.</p>
<p>Comme le dit si bien une des femmes qui l&rsquo;accusent d&rsquo;agression sexuelle, ce n&rsquo;était <strong>pas qu&rsquo;une main aux fesses</strong> !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="« Je n’ai pas pu m’empêcher de dire à Gérard Depardieu que c’est un menteur » #shorts #mediapart" width="563" height="1000" src="https://www.youtube.com/embed/JeGtygiStz8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce témoignage m&rsquo;a fait revivre mes abus subis à l&rsquo;âge de 8 ans : pour moi aussi ce n&rsquo;était pas qu&rsquo;une main baladeuse, c&rsquo;était des doigts qui cherchaient à tripoter mon intimité en étant posés sous ma jupe alors que j&rsquo;étais assise sur ses genoux et ma mère étant en face de nous.</p>
<p>C&rsquo;était de ressentir un profond malaise et aux yeux de tous avec personne qui ne vienne lui demander comment il pouvait se permettre de faire cela !</p>
<p>Au lieu de ça, c&rsquo;était un « tous les grand pères font ça ! Tant qu&rsquo;il ne lui met pas un doigt dans &#8230; »</p>
<p>Non, tous les grands père ne font pas ça !</p>
<p>Et non pour Gégé aussi il ne fallait pas le laisser faire et rire devant ces femmes agressées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;espère qu&rsquo;il pourra comprendre ne serait-ce qu&rsquo;un 10ème de ce qu&rsquo;il a pu faire subir à ces femmes et qu&rsquo;il se fera soigné et qu&rsquo;il pourra jouer de nouveau &#8230;</p>
<p>Parce que je ne suis pas pour la fin de sa carrière. Mais juste qu&rsquo;il ouvre les yeux sur le fait que le film « les valseuses » était un film et ne pourrait plus être réalisé de nos jours, car les mentalités ont changé.</p>
<p>La femme mérite le respect tout autant que l&rsquo;homme.</p>
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		<title>Est-il possible de soigner un pédophile ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chrystele Bourely]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 19:59:26 +0000</pubDate>
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