Ma vie avec une sclérose en plaques progressive

Comprendre le psychotrauma

 

Des mécanismes psychologiques et psychotraumatiques mal connus

Certains mécanismes psychologiques, qui parfois amènent à minimiser, nier ou écarter d’emblée des accusations visant une personne admirée, sont mal connus.

Pourquoi est-il parfois si difficile d’envisager que quelqu’un que l’on apprécie ait pu commettre des actes graves ? 

Lorsqu’une personnalité admirée est accusée de violences sexuelles, certains de ses fans refusent catégoriquement d’envisager qu’elle ait pu commettre les faits qui lui sont reprochés.

Pour eux, cet artiste talentueux, sympathique ou généreux « ne peut pas avoir fait cela », comme si l’affection ou l’admiration permettait de connaître une personne dans son intimité.

  • « Il n’avait pas besoin de violer, puisqu’il pouvait avoir toutes les femmes qu’il voulait »

Parmi les réactions destinées à défendre une personnalité mise en cause, on entend souvent : « Il n’avait pas besoin de violer. Il était séduisant, célèbre, admiré, il pouvait avoir toutes les femmes qu’il voulait.

Cet argument paraît logique seulement si l’on imagine que le viol est commis par un homme qui ne parvient pas à avoir de relations sexuelles consenties. Or, une personne peut avoir de nombreuses relations consenties et néanmoins imposer un acte sexuel à quelqu’un qui ne le souhaite pas.

Dire « il n’avait pas besoin de violer » revient donc à déplacer la question. Personne n’a jamais besoin de violer. La vraie question est de savoir si, dans une situation donnée, la volonté de l’autre a été respectée.

Le consentement ne porte pas globalement sur “une relation sexuelle”. Il porte sur des actes précis et sur la manière dont ils sont réalisés. Une personne peut avoir accepté d’embrasser quelqu’un, de se déshabiller ou d’avoir un rapport sexuel, sans avoir consenti à une pénétration particulière, à un acte brutal, à l’absence de préservatif. Elle peut également changer d’avis au cours du rapport.

Dire qu’une femme était consentante ne suffit donc pas.

La véritable question est : à quoi avait-elle consenti exactement ? Une personne peut accepter une rencontre, entrer volontairement dans une chambre, se déshabiller ou commencer une relation sexuelle. Cela ne signifie pas qu’elle accepte par avance tous les actes que l’autre pourrait décider de lui imposer. Le consentement n’est ni général ni illimité. Il concerne un acte précis, accompli d’une certaine manière, à un moment donné. Avoir consenti à un rapport sexuel ne signifie pas avoir consenti à une pénétration différente, à un acte brutal, à une pratique non annoncée ou à un geste réalisé par surprise. Le consentement peut également être retiré à tout moment. C’est pourquoi l’argument selon lequel un homme célèbre « n’avait pas besoin de violer », puisqu’il pouvait facilement avoir des relations consenties, passe à côté de l’essentiel. Il est tout à fait possible qu’une femme ait initialement désiré une relation avec lui, mais qu’elle n’ait pas désiré certains actes qu’il aurait ensuite imposés.

La question décisive est la suivante : « Avait-elle librement consenti à cet acte-là, de cette manière-là, à ce moment-là ? » Une personne n’a pas à refuser toute relation pour pouvoir être victime d’un viol. Elle peut avoir dit oui à certaines choses et non à d’autres. Consentir à une personne ne revient jamais à consentir à tout ce qu’elle souhaite faire. Tous les actes sexuels imposés ne reçoivent pas automatiquement la qualification de viol. En droit français, le viol suppose notamment un acte de pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital ou bucco-anal commis par violence, contrainte, menace ou surprise. Cette explication permet surtout de préserver l’image rassurante de la personne mise en cause et d’éviter de regarder les faits allégués.

  • Ces femmes qui ont porté plainte des années plus tard ne sont pas crédibles !

Porter plainte pour des violences sexuelles est déjà difficile. Cela peut l’être davantage encore lorsque la personne mise en cause est célèbre, admirée et entourée d’une image publique très positive. Une jeune femme peut se retrouver face à quelqu’un qu’elle connaît depuis longtemps à travers ses chansons, ses films ou ses apparitions médiatiques. Elle a peut-être rêvé de le rencontrer. Elle peut être impressionnée par sa notoriété, son assurance et son pouvoir de séduction. Cette différence de statut peut rendre plus difficile l’expression d’un refus, mais aussi la compréhension de ce qui vient de se passer. Après les faits, elle peut se demander : « Est-ce que j’ai mal compris ? »; « Puisque j’avais accepté de le rencontrer, avais-je encore le droit de refuser ? » ; « Est-ce vraiment une violence, ou est-ce simplement ainsi que se déroulent les relations sexuelles ? » ; « Suis-je trop sensible ? » ; « Qui me croira face à une personnalité aussi appréciée ? ».

La victime peut d’autant plus douter qu’elle avait initialement désiré la rencontre ou accepté certains gestes. Elle peut avoir consenti à embrasser cet homme, à le suivre dans une chambre ou à commencer une relation sexuelle, sans avoir consenti à certains actes, à leur brutalité ou à la manière dont ils lui ont été imposés. Or, lorsque la relation commence de manière consentie, il peut être particulièrement difficile de reconnaître que la suite ne l’était plus. La personne peut se dire qu’elle n’a pas suffisamment résisté, qu’elle aurait dû partir, crier ou se défendre. Elle ignore parfois que la sidération peut empêcher toute réaction et que l’absence de lutte ne signifie pas l’existence d’un consentement. La célébrité de l’homme renforce encore le doute. La jeune femme peut se demander comment un homme aussi aimé, aussi entouré et semblant avoir accès à de nombreuses partenaires aurait pu commettre une violence sexuelle. Elle peut alors remettre en cause ce qu’elle a vécu plutôt que l’image publique de celui qui lui a fait face.

Porter plainte, c’est aussi prendre le risque de se confronter à ses admirateurs, à la presse, aux réseaux sociaux et à tous ceux qui pensent connaître la célébrité parce qu’ils apprécient son œuvre. La plaignante peut craindre d’être accusée de mentir, de rechercher l’attention, l’argent ou la notoriété. Elle sait parfois qu’elle devra justifier chacun de ses comportements : pourquoi elle l’a rencontré, pourquoi elle l’a suivi, pourquoi elle n’est pas partie, pourquoi elle a gardé le silence et pourquoi elle parle seulement plusieurs années plus tard. Ce silence ne prouve pourtant pas que les faits n’ont pas existé. Il peut au contraire témoigner du temps nécessaire pour comprendre, nommer et accepter ce que l’on a vécu. Une victime jeune ne dispose pas toujours des repères lui permettant d’identifier immédiatement une violence. Elle peut avoir intégré l’idée que certaines brutalités seraient normales, que les femmes doivent s’adapter au désir masculin ou qu’un rapport sexuel commencé ne peut plus être interrompu. Elle peut ainsi minimiser les faits pendant des années avant de comprendre que son malaise, sa peur ou son sentiment d’avoir été utilisée avaient une signification.

Reconnaître tardivement une violence ne signifie donc pas réinventer son passé. Cela peut signifier que la personne a enfin acquis les mots, les connaissances et la distance nécessaires pour se demander : « À quoi avais-je réellement consenti ? »

L’admiration collective peut ainsi renforcer le silence. Parler ne revient pas seulement à révéler des faits : cela revient aussi à menacer l’image d’un homme aimé et l’équilibre de toute une famille. On retrouve un mécanisme comparable lorsque des fans refusent d’envisager qu’une célébrité admirée ait pu commettre des violences. Ils opposent à la parole des plaignantes l’image qu’ils connaissent : celle d’un homme séduisant, talentueux, sympathique ou apprécié de son entourage. Mais connaître le visage public d’une personne, ou même avoir eu avec elle une relation positive, ne permet pas de savoir comment elle s’est comportée avec quelqu’un d’autre, dans une autre situation. Une personne peut être admirée par beaucoup et avoir néanmoins fait du mal à quelqu’un. Ces deux réalités peuvent coexister. Une personne peut être admirée par sa famille, paraître droite et affectueuse, tout en ayant eu des comportements profondément inappropriés envers un enfant. L’image positive que les autres conservent de lui n’annule pas mon expérience.

C’est précisément cette coexistence qui rend la parole si difficile : la victime ne s’oppose pas seulement à un homme, mais à une réputation, à des souvenirs familiaux et parfois à une véritable figure de respectabilité.

Les fans ne défendent pas seulement un homme, ils défendent l’image qu’ils ont construite de lui. Patrick Bruel est associé, pour beaucoup, aux chansons d’amour, à la sensibilité, au romantisme, aux souvenirs de jeunesse. Alors, envisager qu’il ait pu avoir des comportements violents dans l’intimité crée une contradiction difficile à supporter. Certains préfèrent donc protéger l’image du chanteur plutôt que regarder les faits qui lui sont reprochés. Pour ses fans, il n’est pas seulement un homme mis en cause. Il est le chanteur des chansons d’amour, celui qui a accompagné leur jeunesse, leurs histoires sentimentales et leurs souvenirs. Son image est associée à la tendresse, au romantisme et à la sensibilité. Admettre qu’un homme ayant chanté l’amour puisse être accusé de violences sexuelles produit alors une contradiction difficile à accepter. Certains fans ne défendent peut-être pas uniquement la personne réelle, qu’ils ne connaissent pas intimement. Ils défendent aussi ce qu’elle représente dans leur propre histoire. C’est ce qui rappelle le déni familial face à l’inceste.

Mais une image publique ou familiale ne donne jamais accès à toute la personne. Un homme peut chanter l’amour sans toujours respecter le consentement. Un grand-père peut être admiré par sa famille tout en ayant eu des comportements graves dans l’intimité. Dans les deux cas, la parole de la victime vient troubler une histoire rassurante. Elle oblige les autres à accepter que l’homme admiré ait pu avoir une autre facette. Et c’est parfois cette contradiction, plus encore que les faits eux-mêmes, que certains refusent de regarder.

Ils ne défendent pas seulement un homme : ils défendent l’histoire affective qu’ils ont construite autour de lui.

Si certaines personnes pensent ‘ce n’est pas un monstre, donc c’est impossible’, c’est aussi parce qu’on a longtemps eu une vision fausse du violeur, mais aussi une vision incomplète du consentement. Par exemple, certaines personnes ont une idée fausse du consentement, en pensant que l’absence de refus vaut accord. Cela explique pourquoi l’éducation à ce sujet est essentielle.

Ce qui rend les violences sexuelles si difficiles à entendre, ce n’est pas seulement leur gravité. C’est aussi l’identité de ceux qui les commettent. Nous aimerions croire qu’un violeur est forcément quelqu’un de facilement identifiable. Quelqu’un qui inspire immédiatement la méfiance. Mais la réalité est souvent tout autre. Un violeur peut être un mari aimant, un père admiré, un oncle attentionné, un ami fidèle, un collègue apprécié, un professeur respecté ou un artiste que l’on admire depuis des années. C’est précisément pour cette raison que la parole des victimes dérange autant. Parce qu’elle entre en collision avec l’image que nous avons construite de la personne mise en cause. Alors, plutôt que d’affronter cette contradiction, beaucoup préfèrent remettre en question la victime. On entend alors : « Je le connais, il ne ferait jamais ça. » « Il a toujours été gentil avec moi. » « C’est quelqu’un de bien. » Mais ce n’est pas parce qu’une personne a été bienveillante avec vous qu’elle n’a pas pu être violente avec quelqu’un d’autre. C’est une réalité que nous avons encore du mal à accepter : un violeur est souvent quelqu’un de parfaitement intégré, aimé de son entourage, parfois même admiré. Il est souvent plus confortable de protéger cette image que d’affronter l’éventualité qu’elle soit incomplète ou fausse. Ecouter les plaignantes ne signifie pas condamner, ça veut dire souhaiter accorder une place à la parole.

 

Pourquoi penser que la plainte tardive ne serait « pas crédible » ?

Il existe un choc cognitif quand une figure admirée est mise en cause. Il me semble bon d’expliquer trois mécanismes psychiques. La sidération : « je n’arrive pas à croire ». La dissociation : « je sépare l’image publique des faits évoqués ». Et la loyauté affective : « remettre en cause l’idole me coûterait trop ».

D’abord, beaucoup de victimes doutent de ce qu’elles ont vécu, surtout si la personne est admirée ou respectée. Elles se disent : « J’ai mal compris, j’exagère, c’est peut-être moi ».

Ensuite, il y a la sidération. Pendant l’agression, tu ne cries pas, tu ne te débats pas, non pas par choix, mais parce que ton cerveau se met en mode survie. Mais comme on ne sait pas ça, on se sent coupable : « Si je ne me suis pas défendue, c’est que ce n’était pas une agression ». Cette culpabilité enferme et retarde la parole, parfois pendant des années.

Et quand enfin, on comprend ce qu’est la sidération et qu’on met des mots, un autre obstacle surgit : « Personne ne va me croire, surtout s’il est célèbre ». Et là, il y a la peur d’être attaqué par les fans, de se faire humilier publiquement. Donc non, ce n’est pas un retard qui discrédite ; c’est souvent la conséquence directe du traumatisme. C’est un point important qui ajoute une couche de confusion souvent mal comprise. La sidération vient aussi du contraste brutal. En quelques secondes, quelqu’un perçu comme gentil ou admiré adopte un comportement de prédateur. Et juste après, il peut redevenir comme avant, souriant, normal. Pour la victime, c’est vertigineux : « ce qui vient de se passer est-il réel ? Est-ce que j’ai mal interprété ? » Cette oscillation perçue entre violence et normalité brouille les repères et retarde la prise de conscience. Et c’est d’ailleurs encore plus déstabilisant quand la personne est une célébrité ou une figure appréciée.

 

Écouter une victime ne signifie pas renoncer à la présomption d’innocence. Cela signifie accepter une vérité simple : nous ne savons pas tout des personnes que nous aimons. La plupart des victimes ne cherchent pas à détruire un homme puissant, un père de famille, un ami ou un artiste admiré. La réalité est plutôt qu’elles prennent un risque immense en parlant. Elles savent qu’elles seront jugées, soupçonnées, parfois insultées. Pourtant, elles parlent quand même. Peut-être que le premier réflexe ne devrait pas être de défendre l’image que nous avons d’une personne. Peut-être devrait-il être d’écouter celle qui trouve enfin la force de raconter ce qu’elle a vécu.

Sachant que le violeur est, la plupart du temps, parmi les gens qu’on connaît, on va avoir beaucoup plus de mal à porter plainte contre elle. Imaginons qu’il s’agisse d’une idole, un chanteur ou bien un parent, un proche avec qui on a déjà des liens affectueux, on ne comprend pas. Et ce n’est pas parce que la personne n’est par ailleurs tout à fait aimable qu’elle ne peut pas avoir deux visages.

 

Notre difficulté à accepter qu’une personne puisse avoir plusieurs facettes, et que cette difficulté alimente le déni, la confusion et parfois le silence. Par exemple, beaucoup de gens imaginent un agresseur comme un monstre. Dans la réalité, de nombreuses victimes décrivent une personne capable de gentillesse et d’affection. Cela ne prouve rien en soi, mais que c’est justement cette ambivalence qui rend les choses si confuses. Dans mon expérience, ce qui m’a le plus déstabilisé, ce n’est pas seulement l’agression, c’est qu’après, la personne s’est comportée comme si de rien n’était. Cette alternance m’a fait douter de moi. Reconnaître qu’une personne nous a fait du mal ne veut pas dire qu’elle n’a jamais eu de qualités, et inversement, avoir de l’affection n’efface pas les faits.

 

Pendant des années, j’ai cherché pourquoi j’allais mal. Ma mère voulait que j’aille mieux, on ne pensait pas que ça pourrait venir de certaines dynamiques familiales. Ce n’était pas un secret caché, c’était quelque chose qu’on n’arrivait pas à voir. Je ressentais les conséquences, mais je n’en comprenais pas l’origine. J’avais les effets, mais pas la clé de lecture. C’est pour ça que beaucoup de gens peuvent raconter des scènes de leur enfance sans réaliser ce qui se jouait. Jusqu’au jour où, avec de nouveaux repères, ces mêmes souvenirs prennent un sens différent. Je n’avais pas oublié les faits, ce qui me manquait, c’était la compréhension de ce qu’ils représentaient. Je n’avais pas la clé de lecture. Je n’avais pas encore les outils pour comprendre ce que c’était. Les faits étaient là, mais il me manquait le cadre pour comprendre. Je n’avais pas le décodeur : ce n’était pas un refus de voir, c’était une impossibilité de comprendre.

Je peux proposer la « métaphore du puzzle » : les pièces, elles sont là, mais tant qu’elles sont dispersées, elles ne racontent rien. Pendant longtemps, je voyais des pièces éparpillées. Je me souvenais de certaines choses, je voyais des conséquences, mais je n’avais pas l’image d’ensemble. Ce n’est que quand j’ai trouvé la clé de lecture que ces pièces se sont assemblées. Et là, ce n’est pas un souvenir nouveau qui est apparu, c’est une compréhension. Je voyais, mais je n’avais pas la compréhension et le jour où la compréhension est arrivée, ce ne sont pas les pièces qui ont changé, c’est juste que l’image s’est révélée. Et c’est une manière très claire et audible d’expliquer ce que beaucoup de gens ne voient pas.

 

  • Elle n’a pas l’air traumatisée

Ce n’est pas parce qu’une personne continue à interagir normalement que le traumatisme n’existe pas. Les réactions humaines sont souvent contre-intuitives et ne reflètent pas forcément ce qui se passe à l’intérieur. Bref, les comportements seuls ne peuvent pas servir de preuve dans un sens ou dans l’autre.

Certaines victimes mettent des années avant de comprendre ce qu’elles ont vécu. Sous l’effet de la dissociation ou du déni, elles peuvent continuer à voir ou à parler à la personne, sans réaliser ou en minimisant. Ce n’est que plus tard, en mettant des mots, en comprenant les mécanismes, qu’elles peuvent envisager de porter plainte. Dans les situations d’inceste ou d’incestuel, l’enfant dépend de l’adulte pour vivre et grandir. Il ne peut pas s’éloigner, alors il s’adapte. Il peut continuer à aimer, à parler, à partager des moments, tout en étant victime. Cette coexistence peut sembler incompréhensible vue de l’extérieur, mais elle est au cœur de la dynamique familiale et des mécanismes de survie. Et c’est exactement pour ça qu’on ne peut pas déduire de l’absence de violence du simple fait que la relation continue. Le lien est imposé par la dépendance et l’attachement, et ça rend les réactions encore plus complexes.

Dans le monde professionnel, il y a souvent des contraintes très concrètes qui font qu’on ne peut pas simplement couper le lien. Dire « je ne veux plus travailler avec lui » peut signifier perdre son poste, sa carrière ou devoir révéler des faits intimes pour lesquels on n’est pas prêt. Comme dans l’inceste, il y a une dépendance, ici économique ou professionnelle, qui peut empêcher de rompre le contact. Ce maintien du lien ne signifie pas que la violence n’a pas eu lieu. Il peut simplement refléter une absence d’alternative perçue à ce moment-là.

 

J’espère que cet article vous aura été utile.

 

 

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