De victime de violences (sexuelles et psychologiques) à résiliente

L’incestuel n’est pas l’inceste mais son cousin !

Des victimes qui s’ignorent

Les personnes qui ont connu ou vivent encore au sein de familles incestuelles sont bien souvent des victimes qui s’ignorent.

L’incestuel n’est pas l’inceste mais s’en rapproche de beaucoup …

Quand on est enfant on n’est pas armé pour comprendre ce qui se joue au sein des familles dans lesquelles règne un climat incestuel.

L’enfant n’a pas vraiment de moyens de comparaison.

Ce n’est bien souvent que des années plus tard qu’il peut parfois oser voir puis parler.

Dans le cas de l’incestuel, les faits son cachés dans la banalité du quotidien.

 

Des parents qui s’ignorent auteurs de violences intrafamiliales

Parfois même ce sont les parents eux-mêmes qui ne réalisent pas qu’ils sont des parents dysfonctionnels.

On parle plus facilement de »parents toxiques »que de parents incestuels (je ne dis pas incestueux !)

La mère qui ne réagit pas face à des abus incestueux qui se passent devant ses yeux n’a pas toujours les armes psychiques pour pouvoir « comprendre » ce qui se déroule pourtant devant elle.

Je peux citer l’exemple d’une femme qui voit sa fille gigoter sur les genoux de son grand-père. Elle perçoit le malaise de sa fille de 10 ans mais ne peut s’imaginer que les mains du grand-père sont à l’œuvre sous la jupe de la fillette.

La jeune fille se sent mal à l’aise devant les gestes de son « grand-papa adoré » : elle gesticule autant qu’elle le peut pour lui faire comprendre qu’il doit s’arrêter, mais en vain !

Alors elle lève la tête et voit sa mère les regarder sans bouger, avec son verre de champagne à la main.

Ils sont dans une réunion de famille avec le grand-père seul car la grand-mère est décédée depuis un an. Il y a les parents et les deux frères de la fillette qui sont présents mais personne ne vient la déloger de cette drôle de situation.

 

Mais un impact profond sur l’enfant devenu grand 

Les conséquences de l’incestuel sont potentiellement les mêmes que celles de l’inceste :

  • troubles du comportement alimentaire : anorexie, boulimie
  • phobies, anxiété
  • tentatives de suicide
  • maladies auto immunes
  • etc

 

L’inceste Vs. l’incestuel

Dans l’exemple cité plus haut, l’inceste sont les attouchements sexuels.

L’incestuel est le comportement de l’entourage, allant même jusqu’à ne pas pouvoir « voir » ce qui se déroule pourtant devant leurs yeux.

 

 

Amnésie traumatique Vs. déni

Pourquoi les victimes mettent tant de temps avant de parler ?

En 1er, l’enfant ne comprend pas de suite ce qui se joue. Il est placé face au choc des faits dans un état de sidération mais aussi dans une sorte de dissociation où les douleurs peuvent ne pas être ressenties car l’enfant est comme anesthésié.

L’amygdale dans le cerveau tente de protéger en « disjonctant » : l’amnésie traumatique va s’opérer afin de protéger l’enfant incesté.

Dans le cas de l’incestuel qui est une forme plus ténue puisqu’il n’existe pas de toucher direct sur le corps de l’enfant, l’état de sidération peut devenir chronique et enfermer alors l’enfant dans une sorte de déni traumatique qui va durer longtemps.

Dans l’incestuel il peut s’opérer une sorte d’amnésie traumatique sur la gravité des faits : la victime sait mais ne réalise la gravité de ce qu’elle a vécu que des annés plus tard.

Comment sort-on de cet état d’ignorance ? Je vous en parle bientôt !

 

Dans un prochain article je vous donne des exemples d’incestuel.

Les commentaires ou questions sont les bienvenus à partir du moment où ils sont respectueux et ne visent personne directement.

 

 

 

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RSS
YouTube