Vivre avec la SEP (sclérose en plaques)

Inceste et consentement de l’enfant nié : on s’en fout ?!

 

Familles incestueuses et familles incestuelles : le consentement de l’enfant est nié

Ce n’est pas moi qui ait écrit ce texte : la source se trouve en bas de cet article

 

La famille incestuelle

Au sein d’une famille incestuelle, les différences sont floues entre les générations, entre les espaces et les rôles des uns et des autres, et il y a peu de respect pour l’intimité de chacun. Il est alors difficile pour les enfants de bien repérer les différences entre petits et grands. Il règne dans ces familles une ambiance incestueuse sans qu’il n’y ait pour autant de passage à l’acte incestueux.

Au sein d’une famille incestuelle, l’intimité de l’enfant n’est pas respectée : on l’embrasse sur la bouche, on prend son bain ou sa douche avec lui, on le laisse dormir dans le lit des parents ou des aînés… Les portes des toilettes, de la salle de bain et des chambres ne ferment pas, ou bien on entre dans la salle de bain alors que quelqu’un est en train de se laver. Les affaires de chacun sont rarement personnelles : chacun se sert chez les autres.

Cette confusion risque de rendre un enfant spectateur de scènes qu’il ne peut pas gérer : nudité des adultes, sexualité de ses parents, confrontation à de la pornographie… Son statut d’enfant n’est pas respecté, et il n’a pas les bons repères dans ses relations aux autres. Il risque donc de ne pas savoir identifier les approches sexuelles d’un adulte, de ne pas pouvoir s’en protéger et d’être ensuite incapable d’en parler.

Il est toujours essentiel pour chacun d’avoir son espace individuel, sans confusion possible avec celui des autres. Les limites protègent et apprennent à chacun le respect de l’autre dans son intimité et ses différences (d’âge, de culture, de désir…)

L’enfant qui grandit au sein d’une famille incestuelle risque d’avoir des difficultés à se structurer, à avoir sa propre identité et ses propres désirs, mais aussi à percevoir les autres comme différents de lui. Cette carence peut l’amener à devenir agresseur malgré lui en imposant ses choix ou ses désirs sans comprendre que l’autre ne les partage pas.

 

Si l’enfant a vu une image pornographique

En fonction de son âge et de ses connaissances sur la sexualité, vous pouvez lui expliquer que la pornographie n’a rien à voir avec la réalité d’une relation sexuelle. Comme dans les films, où les acteurs font semblant de tuer et de ressentir des émotions, dans la pornographie, des acteurs professionnels font semblant de prendre du plaisir : leurs gestes sont brusques, leurs poses sont étudiées pour permettre à la caméra de faire des gros plans sur certaines parties du corps. Les acteurs et les actrices consomment des médicaments pour être performants, ont souvent subi des opérations de chirurgie esthétique pour transformer leur corps. Leurs poils sont parfois rasés et ils sont maquillés et éclairés pour effacer les boutons, les cicatrices ou les couleurs naturelles de la peau. La pornographie montre du sexe et non un partage de la sexualité.

Dans la vraie vie, c’est tout le contraire : « faire l’amour » est tendre, agréable et doux. On se parle, on échange des caresses et des baisers qui apportent aux deux partenaires du plaisir et du bien-être.

 

Comment sensibiliser un enfant au risque d’abus sexuel

Un enfant doit pouvoir nommer les différentes parties de son corps, y compris les zones sexuelles : le pénis, le vagin, les fesses… avec des mots qu’il n’a pas peur de prononcer devant les adultes. Ces mots ne doivent pas être considérés comme sales, impudiques ou impertinents. L’enfant doit apprendre à identifier les zones privées et intimes pour les faire respecter sur son propre corps et les respecter sur le corps des autres.

L’enfant doit savoir qu’il peut se confier aux adultes, et que les adultes sont disponibles pour l’écouter, qu’il a le droit de refuser, y compris à vous-même, tout geste qui lui fait mal ou peur. Il doit pouvoir dire qu’il se sent triste ou mal à l’aise. Référez-vous à des ouvrages adaptés à l’âge de votre enfant pour l’aider à comprendre que les relations sexuelles entre deux adultes consentants sont agréables et épanouissantes.

 

 

Comment repérer un enfant victime d’abus sexuels ?

Un enfant n’a pas les connaissances, l’expérience, ni les mots pour dire ce qu’il a vécu ou subi puisque la sexualité lui est inconnue. C’est donc avec son corps qu’il va exprimer sa souffrance et son mal-être.

En cas de doute, consultez un professionnel.

Voici quelques signes qui peuvent vous alerter :
– ecchymoses, douleurs et plaies sur les parties intimes, les cuisses ou ailleurs sur le corps ;
– irritations génitales et buccales, infections urinaires récurrentes ;
– prise/perte importante de poids ;
– chez les plus grands, troubles alimentaires, signes d’automutilation et de scarification, consommation de drogue et d’alcool.

 

Voici quelques changements de comportement qui peuvent vous alerter :
– il s’isole, ne raconte plus ses journées, ne dit plus ce qu’il fait, se désintéresse de ce qu’il aimait habituellement ;
– il a peur, refuse d’aller seul quelque part ;
ses résultats scolaires se dégradent ;
– il refuse les câlins, la proximité physique ;
– il ne veut plus se dénuder devant un adulte pour se laver, pour un examen médical ou pour aller à la piscine/plage
– il est angoissé, nerveux, pleure souvent ou se met en colère, régresse, se met à agir et parler comme un bébé, à sucer son pouce, à mouiller son lit alors qu’il était propre ;
– il a perdu l’appétit, souffre d’insomnie, a peur de s’endormir, fait des cauchemars récurrents ;
– il montre un intérêt anormal pour la sexualité : il aborde des sujets sexuels dont il ne devrait pas avoir connaissance à son âge, mime des jeux sexuels, se masturbe ou mime des bruits sexuels en public, fait des dessins tendancieux, multiplie les comportements de séduction ;
– il se montre agressif avec ceux qui l’entourent.

 

Que faire si un enfant a été abusé ?

D’abord, conservez votre calme. Croyez l’enfant, aidez-le à s’exprimer avec ses mots d’enfant sans en rajouter et sans vous laisser envahir par vos inquiétudes, votre imagination et vos connaissances sur la sexualité. Ne le faites pas répéter ni raconter plusieurs fois ce qu’il a vécu. Accompagnez-le rapidement auprès des services compétents (Police, Gendarmerie) afin qu’il soit pris en charge par des professionnels formés à recueillir sa parole. Laissez les professionnels judiciaires interroger le présumé abuseur et mener leurs investigations. Préoccupez-vous du bien-être de l’enfant et de sa protection sans jamais chercher à faire justice vous-même.Si vous avez des doutes ou que les propos de l’enfant ne sont pas clairs, vous pouvez l’emmener consulter un thérapeute pour enfants. Dans tous les cas, dites à cet enfant qu’il a eu raison de vous parler, félicitez-le pour son courage et remerciez-le de vous avoir fait confiance.

 

Vidéo

 

 

Source : PedoHelp

 

L’inceste : tout le monde s’en fout