Vivre avec la SEP

Devenir entrepreneur au féminin : un jour peut-être …

Cet article participe au « carnaval d’articles » proposé par le site suivant : https://www.reussir-mon-ecommerce.fr/devenir-entrepreneur/

Depuis bien longtemps, ma mère et moi parlions de l’idée de lancer un jour une entreprise ensemble …

Mais à l’époque, Internet n’avait pas encore l’essor qu’il a pris durant ces dernières années, et le statut d’auto-entreprise n’existait pas encore. Il était donc bien difficile de se lancer dans un tel projet, surtout pour deux femmes !

Pourtant, un jour …

 

Au départ : un projet un peu fou !

L’idée de créer une  entreprise ensemble, ma mère et moi, nous aurait permis de devenir indépendantes, de ne pas avoir à trouver d’employeur !

Ma mère a été mère au foyer, rapidement après avoir obtenu sa licence de physique-chimie et après avoir assisté, durant un an, mon père ingénieur en agro-alimentaire : mariage puis 3 enfants (Jean-François, né en 1968, Chrystèle moi !, né en 1969, Patrice, né 4 ans et demi plus tard).

Une fois parvenus à l’âge de l’adolescence, ma mère pensant que nous pouvions nous débrouiller sans elle avait décidé de se remettre à travailler.

A l’époque, elle n’envisageait pas encore autre chose qu’un travail salarié !

Une fois formée au métier de comptable (sa licence ayant été obtenue depuis bien trop longtemps elle avait du changer d’orientation), elle avait passé de missions e n missions, sans jamais être vraiment rémunérée comme elle aurait du l’être. Il faut dire que de commencer à travailler à 50 ans était un réel défi pour elle ! Un véritable challenge, d’autant plus que son mari n’était pas vraiment pour que sa femme travaille !

Une fois arrivée moi aussi dans le milieu du travail, une fois ma licence de droit en poche, il nous arrivait de parler ensemble de l’idée de créer une « boîte » ensemble ! Mais une entreprise dans quel secteur et avec quels fonds financiers ?!

Après le grave accident de mon père, survenu au moment où ma mère venait enfin de trouver un travail digne d’elle et dans lequel elle était estimée et payée à sa juste valeur, il lui fallait renoncer à ce travail … et repartir sur Montpellier pour s’occuper de son mari devenu handicapé (suite à une hémorragie cérébrale et un traumatisme crânien).

 

Retour à la réalité

Afin de permettre à ma mère, qui venait de quitter son travail (dans lequel elle partait pour se faire une place !), de pouvoir continuer à rester dans la vie active, je lui avait proposé de m’occuper de mon père durant son absence.

Sans mon aide de tous les instants, elle n’aurait jamais pu laisser seul mon père, pour partir au travail ! Ma mère en était bien consciente, à tel point qu’un jour elle m’en avait parlé et m’avait même remercié d’être restée à ses côtés durant toutes ces années !

A l’époque il n’était plus du tout question d’entreprenariat mais de réussir à conserver son poste malgré les difficultés rencontrées avec mon père.

Et pour moi, l’objectif était de continuer la réussite de mes études juridiques, jusqu’au moins la licence en droit.

Mais dès 1994, des troubles cognitifs sont apparus : troubles de la la mémoire et de la concentration. Impossible pour moi de continuer à me rendre à la fac de droit .. J’étais en train de sombrer dans la dépression et dans la phobie sociale. Dans un réflexe de survie j’avais alors téléphoné à ma mère pour lui dire que j’abandonnais les études et que je rentrais à la maison pour me soigner …

 

Une autre vie …

Au final, je suis restée recluse chez moi durant 5 ans !

Et puis un jour, je me suis passionnée pour le chat de race et plus particulièrement pour le chat persan !

Ma mère avait toujours été amoureuse des animaux, en particulier des chats, mais ne partageait pas vraiment ma passion pour l’élevage félin !

Au tout début, le milieu de l’élevage félin était peu règlementé .. des abus existaient. C’était par exemple, des chatons de race persane qui étaient vendus non vaccinés et non identifiés par tatouage ou par la puce électronique.

Je me suis donc beaucoup renseigne sur la race persane et beaucoup documenté sur les besoins du chat.

De là j’ai décidé de créer un élevage de chats Persans et de me spécialiser dans les rares couleurs chocolat et lilac dans cette race féline.

A partir de 1999, le secteur de l’élevage félin devenait de plus en plus réglementé et ce, pour le bien du chat de race et du futur « maître ».

C’est à ce moment là, que ma mère et moi avons pu nous déclarer exploitants agricoles en créant une auto-entreprise d’élevage de chats persans.

Ma mère et moi étions chargés du suivi de la bonne santé des chats, ma mère s’occupait d’eux très souvent en journée et moi je m’occupais de leur donner à manger et de les toiletter.

Ma mère venait rarement avec moi dans les expositions félines et elle ne s’occupait jamais de la vente des chatons !

Par contre, moi j’ai eu la charge de la publication de publicités et de la création d’un site Internet destinées à faire la promotion de l’élevage et de vendre des chatons.

Nous étions alors devenue, sans vraiment le réaliser deux femmes « entrepreneures » !

Mais dans un domaine relevant plus de la passion que de l’aspect lucratif (même si un chat persan peut se vendre entre éleveurs jusqu’à 3000 euros !).

Une expérience qui s’est terminée de manière brutale en 2005, par la mort de l’élevage du fait d’une mycotoxicose (contamination par la présence de mycotoxines dans les croquettes de qualité prémium que nous donnions à nos chats.

Mais chose positive : j’étais guérie de la dépression et de la phobie sociale !

A partir de là, je reprenais mes études juridiques en espérant devenir avocate ou conseiller juridique … malgré ces 5 années d’arrêt dans les études.

 

Jusqu’au doctorat en droit privé et sciences criminelles

Fin 2011, je deviens docteur en droit !

Mais depuis 2010, la sclérose en plaques qui m’avait été reconnue depuis ma 1ère année doctorale (2007) était passée au stade secondaire progressive, avec l’aggravation vers un handicap.

Il n’était donc plus question pour moi de me lancer dans l’aventure du CAPA pour devenir avocate !

Un jour ma psy m’a dit :

« si vous ne trouvez pas de travail qui puisse vous correspondre, alors créez-le ! »

Dans le même temps, j’ai entendu parler du blogging et des lancements orchestrés, dont celui d’Olivier Roland et de sa formation Blogueur pro, que je me suis empressée d’acheter une fois mon beau diplôme en poche !

Ayant assez vite compris que la maladie ne me permettrait pas de travailler en tant que salarié, l’idéal pour moi était de pouvoir exercer une activité rémunérée à domicile ! L’activité de blogueur professionnel correspondait donc tout à fait à ce dont je rêvais pour moi !

Mais on ne devient pas entrepreneure du jour au lendemain .. il nous faut apprendre le webmarketing, l’art du copywriting, la vidéo, la vente, etc.

E surtout, il nous faut acquérir la mentalité de l’entrepreneur.

 

Mon expérience d’entrepreneure

En 2014, j’ai déclaré seule mon auto-entreprise, afin de pouvoir vendre ma toute première formation sur « comment mettre son blog en conformité avec la réglementation actuelle ?« , mise en vente sur mon blog juridique. Une première expérience qui ne m’a apporté que 800 euros de chiffre d’affaires ! 🙂

 

Depuis, j’ai cessé l’activité une fois (après la fin de vie de ma mère), puis je l’ai relancé depuis un an, bien motivée à réussir en plus grand cette fois-ci.

Mais j’ai fait des erreurs … qui m’ont conduit droit au mur !

Si je devais ne retenir que 3 conseils, ce serait les suivants :

 

Conseil n°1 : n’abandonnez jamais !

Si vous êtes obstiné, peu importe le temps que ça mettra, votre projet portera un jour ses fruits !

Il vous faut acquérir la bonne mentalité … à savoir de toujours croire en vous et en vos projets

Saviez-vous que la moitié des entreprises abandonne chaque année.

 

Conseil n°2 : prenez votre temps

Certaines personnes ont besoin de plus de temps avant de parvenir à oser révéler toute leur capacité.

 

Conseil n°3 : cessez de vous comparer avec le voisin !

Il est souvent tentant de regardez chez le voisin, pour voir comment il s’en sort !

Je ne dis pas qu’il ne faut jamais regarder la concurrence mais pas pour la copier … pour s’en inspirer oui.

 

 

En conclusion

Devenir entrepreneur peut prendre différentes formes : de la vente de chatons à la vente de formations en vidéos ou d’ebook, ce n’est pas du tout comparable !

Lorsque j’étais éleveuse de chats persans, je devais vendre des chatons pour des raisons financières mais qui étaient plus de pouvoir continuer à entretenir des chats que de m’intéresser à la valeur monétaire de mes chatons. Sans la vente des chatons il nous aurait été impossible de pouvoir payer les factures des vétérinaires et des fabricants de croquettes., de même que de l’achat de nos chats reproducteurs

En tant que propriétaire de deux blogs, la monétisation devient une étape logique et naturelle et basée sur le principe suivant : on crée le produit que souhaitent les gens qui nous suivent (notre audience).

Contrairement à une idée reçue, il n’est pas question d’arnaquer qui que ce soit mais d’offrir de la valeur à une personne en demande (face à un problème précis qu’il a et que l’on peut l’aider à résoudre) et qui va être contente de payer si elle est satisfaite du produit acheté (produit physique ou numérique)!

Enfin je termine en vous rappelant que l’Internet n’échappe pas à la règlementation applicable à la vente à distance. Il n’est donc pas question de faire n’importe quoi ! Être entrepreneur apporte une certaine liberté d’action mais qu’il faut savoir gérer. Être son propre patron ne doit pas nous faire oublier que le consommateur est la personne à satisfaire. Un client heureux est un client qui va parler autour de lui des produits achetés et permettre ainsi la bonne réputation de ladite entreprise et de vous permettre ainsi de perdurer longtemps sur le web !

 

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